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APOLOSA, un patrimoine en perdition

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Tel est le titre de l’ouvrage que notre confrère Asimba Bathy publie, ce samedi 26 septembre en Belgique, aux éditions du Crayon Noir.

Profitant du confinement, l’auteur de cette publication s’est enfermé en questionnant l’histoire dans tous les sens. D’où l’écriture de quatre livres en trois mois : « Lita Bembo, bête de scène, le roi des spectacles » ; « Emeneya, la perle rare de la musique congolaise » et, en plus d’un roman au titre de « L’Enfer à la mayonnaise », « Apolosa, un patrimoine en perdition » qui retrace la vraie histoire de la bande dessinée congolaise à travers la revue « Jeune pour Jeunes ».

Qui est le vrai père d’Apolosa, ce personnage à la fois célèbre et mythique ? Quid de sa reprise et de sa pérennité ? D’où vient la bande dessinée congolaise, à quel moment est-elle réellement née, qui en est ou en sont les vrais pères ?

Ecrit par un témoin majeur et acteur de la bande dessinée congolaise, cet ouvrage a le mérite d’être considéré comme une boussole incrustée dans un pendule qui autant remet le temps à l’heure exacte, l’oriente dans la bonne direction pour bien recadrer les choses.

Denis Boyau Loyongo qui vient de nous quitter, le créateur de la ribambelle de personnages : Apolosa, Kikwata, Sinatra dit Kasaduma, Durango, Errol, Molok, Sawa, Trabet, Mikanfer, Wabuza, Coco, Didi, Zwezwe, Mokomboso, Tonton Skol, personnages qui ont défini son identité et donné ses lettres de noblesses à la bande dessinée congolaise y a une bonne part.

À ses côtés, on découvre le premier carré des dessinateurs congolais de bande dessinée comme Sima Lukombo, Lepa Mabila Saye plus connu sous le pseudo de « LEPAS », Djeis Djemba, Mavitidi Lusuki alias « Mavilus », Ekunde Bosuku, Mongo Cissé dans un jeux de qui a fait quoi.

La deuxième partie de cette œuvre de 108 pages offre des planches originales exhumées des archives de l’auteur pour rafraîchir la mémoire des anciens et raviver celle de nouveaux jeunes.

Un ouvrage recommandé à tous et qui peut bien faire l’objet d’un livre de chevet.

Kinshasa pourra le recevoir début octobre.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

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Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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