À la Une
Bandundu ville : 13.764 finalistes du secondaire ont passé la dissertation
Répartis dans 13 Centres à Bandundu ville, les élèves finalistes du secondaire de la province éducationnel Kwilu 1, dont 8.029 garçons et 5.735 filles, ont pris part ce lundi 31 août 2020 aux épreuves de hors-session.
Le chef de l’exécutif provincial de Kwilu, Willy Itshundala Assang, a visité quelques centres en compagnie des membres de son gouvernement, des membres du comité provincial de sécurité ainsi que des cadres du secteur de l’enseignement de sa province.
Le gouverneur de province a remercié les autorités du pays, notamment Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, chef de l’Etat, ainsi que Willy Bakonga, ministre de l’EPST, pour les efforts fournis afin que l’année ne soit pas blanche.
Il a, par ailleurs, invité les élèves à dénoncer ceux qui oseront leurs demander de l’argent pour le fameux phénomène d' »orgamath » ou encore d’autres frais en dehors des frais de participation.
Pendant sa ronde dans différents centres d’examen d’État de la ville de Bandundu, le premier des Kwilois a invité les élèves à la concentration pour bien réussir.
Après sa visite, le gouverneur a laissé entendre que le constat était positif par rapport au taux de participation des filles et des garçons.
Pour rappel, le gouverneur de province tenant compte des difficultés dûes à la pandémie de covid-19 avait exonéré les élèves finalistes aux frais de scolarité. Annonce faite la semaine dernière par son ministre provincial de l’EPST Erick Muziazia.
Signalons que dans les trois provinces éducationnelles du Kwilu les élèves ont répondu présent et c’est sans incident que la première journée s’est déroulée. Un dispositif de lavage des mains a été installé devant chaque salle de classe.
L’épreuve de dissertation s’est déroulée dans le respect des gestes barrières.
David Mayele/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
