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Paix et Développement au Kongo Central : le Dialogue Ne Kongo s’ouvre ce lundi 7 septembre à Matadi

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L’annonce a été faite ce mercredi 26 août 2020 à Kinshasa lors de la consultation des chefs et églises traditionnels par le coordonnateur du comité de consultation pour le Dialogue au Kongo-Central.

Selon Sa Majesté Mfumu Difima qui est aussi secrétaire général de l’Association nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC), qui a piloté ces consultations, cette grande messe prendra trois jours, soit du 07 au 10 septembre. Il explique le choix de ces dates par la reprise des activités parlementaires qui sont fixées au 15 septembre prochain et cette rentrée parlementaire sera consacrée au budget pour l’exercice 2020-2021.  » Une occasion qui ne devrait pas être ratée par la province à cause des différents politiques qui secouent la province », a-t-il déclaré.

 » J’ai enfin consulté tout le monde, les politiques, la Société civile et aujourd’hui les autorités coutumières pour le Dialogue au Kongo-Central. J’ai même consulté les chefs coutumiers de l’espace Kasaï. Vous le savez bien que lors du dialogue au Kasaï, nos frères avaient fait appel à notre soutien et c’est dans ce même cadre qu’aujourd’hui, ils seront à nos côtés pendant le nôtre pour affermir aussi nos relations », a souligné Mfumu Difima à CONGOPROFOND.NET.

« J’appelle le président de la République à comprendre que s’il y a du désordre dans les chefs des autorités coutumières, le pays aussi sera bloqué et le développement tant recherché ne sera pas effectif. D’où la nécessité de mettre tout le monde autour d’une table pour le bien de tous », a-t-il renchéri.

Malgré la contestation de son autorité au sein de l’ANATC, Sa Majesté Difima a rassuré qu’il est toujours secrétaire général jusqu’à l’élection, au moment venu, du nouveau comité national.

Une liste de 10 personnes devant prendre part à ce Dialogue lui a été remise après concertation avec les chefs coutumiers.

Il sied de rappeler que depuis 2019, la province du Kongo-Central a connu une forte instabilité des institutions. Les affaire de bagarres enchaînées entre le gouverneur et son adjoint dans les bureaux, les scandales sexuels entre le vice-gouverneur et la secrétaire du gouverneur, la d’échéance dudit gouverneur par l’assemblée provinciale et son refus catégorique de quitter le poste malgré sa d’échéance, et toutes les intrigues politico-judiciaires ont troublé la quiétude de cette partie de la République et empêché son décollage économique. Ce dialogue aura pour mission ultime de donner un nouveau coup de départ si toutes les parties se acceptent de se mettre d’accord.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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