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Ebola à l’Equateur : déjà 43 morts, les techniciens de laboratoire en grève à Mbandaka
Alors que la maladie à virus ebola a franchi la barre de 100 cas à l’Equateur avec 43 décès, la riposte évolue en dents de scie. Le grand laboratoire de Mbandaka chargé de faire des analyses est déserté par ses techniciens.
Dans tous les services, en commençant par la virologie à la sérologie, en passant par l’hematologie et autres, les salles sont vides. Seules les machines sont visibles, alors que les boites isothermes contenant des échantillons sont abandonnées dans les couloirs. La situation est alarmante sur place.
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Les techniciens de laboratoires revendiquent la revue à la hausse de leur prime fixée à 4$ par jour et à 2$ pour les hygiénistes. En plus, ils affirment avoir travaillé deux mois sans rémunération. La promesse faite par l’autorité par l’autorité provinciale de revoir cette prime tarde toujours à se matérialiser. En définitive, ils conditionnent la reprise du travail par le paiement de prime à un taux acceptable.

À noter que le laboratoire de Mbandaka constitue le prolongement de l’INRB. Il reçoit et analyse les échantillons venant de 11 zones de santé touchées par la maladie à virus ebola.
Kadhafi Ntikala/CONGOPROFOND.NET(Mbandaka)
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
