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Actualité

Boxe : la Fédération annonce la reprise des activités le 15 août

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Au cours d’une réunion post-Covid-19 organisée le mardi 11 août 2020 à l’espace El Africano dans la commune de la Gombe à Kinshasa, la Fédération congolaise de boxe (FCB) a tenue à fixer les amoureux du noble art sur la reprise des activités après la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19.

Sur ce, la date du 15 août prochain a été retenue pour la rédemarrage des activités qui s’étendront jusqu’au 22 février 2021, a fait savoir le deuxième vise président, José Bonenge à l’issue de la réunion.

« Nous venons de tenir notre deuxième réunion post-Covid-19, et par rapport au calendrier que nous venons d’adopter, les activités commencent le 15 août jusqu’au 25 février 2021 pour terminer la saison », a-t-il annoncé.

De son côté, le président de la Fédération, Ferdinand Luyoyo Ilunga, a donné les modalités pratiques pour la reprise des activités.

« La Fédération internationale n’arrête pas d’insister sur son calendrier, il y a le championnat d’Espagne, la deuxième phase des eliminations des Jeux olympiques en France », a-t-il laissé entendre.

« Et nous sommes obligés de prendre des mesures qu’il faut pour que nos boxeurs se retrouvent ensemble. On devait étudier comment faire afin de les interner par rapport au risque de Covid-19, nous devons faire attention en tenant compte des recommandations des autorités sanitaires. Il nous reste 3 mois pour se retrouver en France et Espagne. Nous sommes aussi qualifiés aux Jeux olympiques, et nous devons aussi fournir d’efforts pour avoir plusieurs athlètes à ces Jeux », a précisé le président Luyoyo.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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