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RDC/UE: un comité technique de suivi pour examiner les perspectives d’ouvrir l’espace Schengen

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Les perspectives d’ouvrir à la RDC aux voyages non essentiels dans l’espace Schengen, ont été au centre des échanges jeudi à Kinshasa entre la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza ,et l’ambassadeur de l’Union européenne ben RDC, Jean Marc Châtaigne.

Le diplomate européen a indiqué, a l’issue des échanges ce jeudi 6 août 2020, que les deux parties ont promis ensemble de faire le suivi, en soulignant qu’il y a des discussions qui doivent lieu au niveau du gouvernement congolais sur la mise place d’un comité de suivi qui permette d’avoir des échanges techniques sur le sujet, et d’échanger notamment sur les informations sur la situation effective de covid-19 en RDC.

« Moi, je me félicite naturellement. La ministre a beaucoup insisté sur tous les efforts qui avaient été pris pour lutter contre l’épidémie, nous avons accompagné ces efforts maintenant il faut en tirer les conséquences. Et nous allons en discuter au niveau technique « , a indiqué le diplomate européen.

A une question sur les critères d’absence de la RDC sur la liste des pays retenus par l’UE pour voyager dans l’espace Schengen, il a fait savoir que cette liste a été établie vers la fin de juin et que c’est juste une photo, mais la liste tend à évoluer. « J’ai indiqué à Mme la ministre que plusieurs pays qui ont été mis dans cette liste ouverte ont été retirés de la liste en raison de la dégradation de la situation sanitaire , » a fait savoir le diplomate européen, avant d’ajouter :  » Nous sommes vraiment dans un analyse des faits au fur et à mesure et malheureusement l’épidémie de covid-19 tend à répartir dans certains pays européens. Nous avons eu le pic épidémiologique, c’est une situation globale que nous devons considérer ».

« Nous sommes en train de travailler au niveau technique, nous allons regarder les mesures qui ont été prises RDC. Il y a des critères très techniques comme le nombre de tests qui sont réalisés par rapport à la taille de la population, les mesures des contrôles aux frontières, etc. Nous allons mettre en place un comité technique qui va permettre d’évaluer la situation et cette liste de l’Union Européenne va évoluer », a souligné le diplomate européen.

Il a reconnu, pour l’instant, que la situation s’améliore en RDC. Ce qui n’était pas le cas à la fin de mois de juin quand cette liste était établie.
« Nous allons travailler ensemble très concrètement pour voir comment la RDC peut être admise dans cette liste, sachant que toute une série de voyageurs essentiels peuvent voyager dans les deux sens, et sachant aussi que cette mesure s’applique pour les voyageurs non essentiels dans les deux sens. Et cela concerne aussi les voyageurs européens qui n’ont pas le droit de voyager en RDC pour le motif non essentiels », a souligné en substance le diplomate européen.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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