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Lubumbashi : des vols à mains armées à répétition au quartier Bel Air !

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Les habitants du quartier Bel Air camp et le quartier Kimutshi, dans la commune KAMPEMBA, ont eu une longue nuit à la fois lugubre et horrible, ce vendredi 31 juillet 2020, suite à des attaques systématiques de 3 maisons d’habitation, orchestrées par des voleurs professionnels à mains armées.

L’opération a commencé au premier quart d’heure de minuit jusqu’à 03heures du matin. Plusieurs biens de valeur ont été emportés, et d’importantes sommes d’argent prises, dans une terreur sans pareil et sous une musique des balles réelles qui ont crépité durant toute l’opération.

L’une des victimes qui s’est confiée à CONGOPROFOND.NET relate le fait : « Nous avons entendu des bruits d’à peu près trois véhicules à minuit 15′. Nous avons directement éteint toutes les ampoules, et on a caché les enfants derrière le triplex de la cuisine, et leur avons demandé de prier à voix basse. Les voleurs bien armés ont commencé par mettre les chaines à toutes les portes des maisons voisines, et on pouvait apercevoir qu’il y avait devant chaque porte un ou deux hommes pour contrôler les mouvements des gens. Ils ont forcé et cassé notre porte et sont entrés brutalement, avec des visages bandés. Ils nous ont interdit de pousser le moindre cri, sinon cela nous coûterait la vie. Mon mari a collaboré avec eux, pour qu’ils ne tirent pas, mais qu’ils prennent tout ce dont ils avaient besoin de prendre. Ils ont librement pris la télévision plasma, le convertisseur, le stabilisateur, le ventilateur, le frigo, le congélateur et tout ce qu’il y avait dedans ».

Puis de poursuivre :  » Quand ils ont réussi à prendre les nécessaires dans sa maison, il semblerait que le voisin avait déjà fait appel à l’intervention. Là c’était pire! Il y a eu plusieurs tirs de sommation au point que cela a fait éclater une vraie fusillade entre les patrouilleurs et les voleurs. Malheureusement, cela ne leur avait pas empêché de poursuivre leur sale besogne chez mes voisins, où ils ont encore opéré sans inquiétude aucune, en y emportant d’importantes sommes d’argent, et beaucoup de biens de valeur ».

Un témoin oculaire, qui guettait, au travers de la fenêtre de sa chambre, l’opération se dérouler, nous témoigne que si aucun malfrat parmi ceux qui ont volé la nuit, n’a pas été arrêté, c’est parce que les patrouilleurs n’étaient pas trop engageants. À l’en croire, ils étaient en face des professionnels en armes, qui les ont fait trop peur au point qu’un militaire a lâché : « Tobenga renfort » : entendez : « appelons un renfort. »

À lui d’ajouter: « nous n’avons jamais vu pareille chose arriver ici à Lubumbashi, dans les opérations de vol la nuit ; nous étions dans une véritable guerre ! ».

La population de ce coin lance un cri d’alarme aux autorités nationales, et surtout au chef de l’État, pour qu’il s’implique personnellement afin de mettre fin à cette insécurité.

Signalons qu’il n’y a pas eu mort d’hommes, et aucune arrestation du côté des voleurs.

Tôt ce matin, les jeunes ont manifesté leur colère contre les autorités locales, en brûlant des pneus sur la chaussée Kasenga, et ont rendu la circulation difficile pour les véhicules. Ils accusent les autorités d’être incompétentes quand à la gestion de l’insécurité.  » On a nommé un nouveau ministre provincial de l’Intérieur et sécurité pour qu’il finisse et maîtrise l’insécurité, mais bizarrement, la situation s’est beaucoup plus empirée. Cela a exposé son incapacité à diriger un ministère aussi stratégique que celui-là », s’exprime un spécialiste de criminologie.

Gédéon ELONGA/CONGOPROFOND.NET

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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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