Actualité
Kasumbalesa : reprise des cours le 3 août
Après la levée de l’État d’urgence sanitaire par le président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi, le complexe scolaire Promede de Kasumbalesa dans la province du Haut Katanga a servi de cadre à une importante réunion de réouverture des écoles primaires, secondaires et professionnelles.
La réunion a été présidée par le sous-proved de la sous division de Sakania, dont Le siège est à Kasumbalesa, avec autour de lui des chefs d’établissements primaires et secondaires de la place. Au menu, de cette rencontre, la prise des dispositions nécessaires pour la reprise des enseignements à Kasumbalesa dans le strict respect des mesures barrières. Dans sa communication, Floribert Lumuna à fait la lecture du calendrier réaménagé pour cette fin.
Pour le chef de L’EPST de Sakania, conformément au calendrier réaménagé, toutes les écoles doivent ouvrir leurs portes le 03 août pour 30 jours, dans le respect des normes sanitaires édictées par les autorités sanitaires, afin d’éviter la propagation de la Covid-19.
« Nous reprenons les cours le lundi 03 août 2020 pour 30 jours, avec un accent sur les classes terminales, je vous invite au respect des mesures barrières, notamment, le port des masques, le respect de la distanciation sociale, disponibilité des laves mains, le désinfectants, avoir le thermoflash pour le prélèvement de la température. Nous allons accélérer les choses pour respecter le delai de 30 jours accordés aux cours », a fait voir Floribert Lumuna.
Pour le moment, toutes les écoles affûtent des armes pour la meilleure reprise, tout en invitant les parents à être prêts à envoyer leurs enfants à l’école.
Jospeh Malaba/CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
