Connect with us

À la Une

UNC/Kinshasa : Yves Nswal mobilise des jeunes pour la libération de Vital Kamerhe

Published

on

Le parti politique Union pour la nation congolaise (Unc) a organisé, le vendredi 24 juillet 2020 à Kinshasa, une marche pacifique pour exiger la libération de son président, Vital Kamerhe, détenu à la prison centrale de Makala.

Des milliers des jeunes militants du parti ont répondu à l’appel d’Yves Nswal, coordonnateur de la mobilisation des jeunes, afin de réclamer la relaxation de leader, le « pacificateur ». À travers cette mobilisation, Yves Nswal a démontré sa dévouement au parti et sa loyauté à Vital Kamerhe.

Le coordonnateur de la mobilisation a rassemblé les jeunes militants de l’Unc au siège de l’interfédéral du parti sur l’avenue de l’Enseignement dans la commune de Kasavubu, point de départ de la marche. Les manifestants ont, sous l’encadrement des éléments de la police, pris ensuite la direction du rond-point Kimpwanza, l’avenue Saio avant de retomber sur l’avenue Kasavubu pour ensuite terminer la marche, sans incident au rond-point Moulaert dans la commune de Bandalungwa.

Conduits par leur leader de la mobilisation, Yves Nswal, ces jeunes militants n’ont juré, tout au long de la marche, que par l’innocence de leur président national, qu’ils appellent affectueusement le pacificateur Vital Kamerhe. Ils n’avaient qu’un seul leitmotiv dans leur message : « Les voleurs sont en liberté, Vital Kamerhe, innocent, est en prison. Il doit être libéré ».

La marche pacifique de Kinshasa fait partie d’une série des manifestations pour réclamer l’innocence et la libération immédiate et du directeur de cabinet du chef de l’État. En effet, il y a des marches analogues, le jeudi 23 juilletrm, à Goma dans la province du Nord-Kivu et à Bukavu dans celle du Sud-Kivu, fief naturel de Vital Kamerhe.

Le 20 juin dernier, Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans des travaux forcés par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, à l’issue du procès sur le Programme de 100 jours du président de la République, dans le volets des maisons préfabriquées. Il a été inculpé pour détournements de deniers publics. La reouverture de l’affaire en appel, prévue le 24 juillet 2020, a été reportée au 07 août. Selon la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, ce report est motivé par le besoin de régulariser la saisine.

Le coordonnateur de la mobilisation des jeunes de l’Unc Yves Nswal croit dur comme fer à l’innocence et la relaxation de son président national à l’issue de ce procès en appel. Wait and see.

Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading