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CENI : le CLC soutient la décision de F. Tshisekedi de ne pas cautionner l’entérinement irrégulier de R. Malonda
Dans une déclaration signée ce dimanche 19 juillet par le Professeur Isidore Ndaywel E Nziem, son coordonnateur national, le Comité Laïc de Coordination
(CLC) a vivement salué la décision du président de la République, Félix Tshisekedi, de ne pas cautionner l’entérinement irrégulier du candidat qu’on avait voulu imposer à la tête de la Céni. » Cette démarche va dans la bonne direction », a dit ce leader catholique, avant d’encourager le Chef de l’Etat à continuer de faire montre d’un sens élevé d’écoute des aspirations légitimes du peuple et surtout, à persévérer dans la même direction pour toutes les autres revendications ayant justifié la mobilisation des autres forces vives et politiques de la nation.
À issue de la marche organisée par cette structure ce dimanche, le professeur a expliqué que la revendication principale consistait à exprimer clairement le refus et l’indignation, quant aux choix imposés des soi-disants nouveaux animateurs de la CENI, désignés de manière expresse parmi ceux qui portent impunément la lourde responsabilité de la débâcle des simulacres d’élections de 2018.
‘’Un tel comportement est non seulement une manière d’accorder une prime au chaos électoral passé. Il est surtout une insulte à l’égard de notre peuple pour tant de sacrifices consentis jusqu’à payer au prix du sang le droit de désigner librement ses représentants à tous les niveaux des charges publiques électives’’, soutient-il.
‘’Nous exigeons, avant toute désignation d’un quelconque nouvel animateur, d’abord l’audition et l’examen du rapport d’activités de l’équipe sortante de la CENI, y compris l’audit des comptes et des dépenses effectuées, conformément à l’article 52 de sa loi organique. Nous exigeons, ensuite, la révision de cette loi de la CENI au vu des difficultés ou des déficiences qui seront constatées, au regard des attentes des électeurs. Une autre revendication majeure porte sur les propositions des lois scélérates sur la caporalisation de la magistrature qui ont été reportées à la session du mois de septembre de l’Assemblée Nationale au lieu d’être soumises à un retrait inconditionnel et irrévocable’’, précise-t-il.
Somme toute, le CLC et les mouvements citoyens partenaires rassurent l’ensemble du peuple qu’ils restent mobilisés jusqu’à l’aboutissement de leurs exigences par toutes les institutions de la République notamment, l’Assemblée Nationale. » Nous nous réservons le droit de renouer avec la rue, par d’autres marches pacifiques, si les revendications légitimes de notre peuple ne sont pas entendues jusqu’au bout! », a-t-il prévenu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET