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Kasaï Central : Ambroise Kamukuny reouvre la frontière de Kalamba Mbuji avec l’Angola

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Un accord a été trouvé entre la province angolaise de Lunda Norte et congolaise du Kasaï Central sur l’exploitation de la frontière de Kalamba-Mbuji. Le but poursuivi est de faciliter la sortie et l’entrée des marchandises de part et d’autre, pour desservir les deux peuples frères et amis qui dépendent de ces échanges commerciaux frontaliers.

C’est un pari gagné pour le gouverneur intérimaire du Kasaï central, le professeur Ambroise Kamukuny. Il a séjourné pendant 48 heures à cette frontière congolo-angolaise et a réouvert la frontière aux échanges commerciaux, sur instruction du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Ambroise Kamukuny, le Gouverneur intérimaire a ainsi assoupli les conditions de trafic.

Désormais, les transporteurs angolais ne payeront que le droit d’entrée des marchandises sur le sol congolais, alors que la sortie sera gratuite, contrairement aux anciennes habitudes. Reservant aussi une suite favorable au plaidoyer des opérateurs économiques Congolais, le gouverneur intérimaire a réduit les conditions de trafic en vue de favoriser l’inondation des marchés centre-kasaïens en produits vivriers et de première nécessité.

Il a aussi obtenu de son homologue angolais, Ernesto Muangala, la sortie dès la semaine prochaine de plus de 70 contenaires des vivres, produits jadis interdits par le gouvernement angolais de franchir leur frontière. Notons qu’Ernesto Muangala n’a pas pu effectuer le déplacement de Kalamba-Mbuji à cause d’autres charges d’État.

Quant à la nationale 41 reliant Kananga à Kalamba-Mbuji en délabrement très avancé, le gouverneur ai Ambroise Kamukuny a promis le démarrage des travaux de stabilisation et de suppression des bourbiers, dans un bref délai, en attendant le retour imminent de l’entreprise Crec7 chargée de poursuivre la gestion de cette Route. Il a chargé les services techniques notamment l’Office des routes, de veiller au respect du tonnage sur la traversée du pont Kasaï de manière à le maintenir à l’état.

Muabilayi/Congoprofond.net

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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