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CENI : F. Tshisekedi exhorte tous les acteurs à prendre en considération les revendications des uns et des autres avant tout avancement du processus

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Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé, par visioconférence vendredi 03 juillet 2020, la 38ème réunion du Conseil des Ministres.

D’après le compte-rendu de la réunion fait par le porte-parole du gouvernement, Félix Antoine Tshisekedi a été informé que la procédure devant conduire à la désignation des candidats au sein de la commission électorale nationale indépendante fait actuellement l’objet de fortes contestations. Elles concernent les différents acteurs intervenants sur fond des rapports contradictoires faits par tel ou tel camps, sans préjudice des diverses irrégularités ayant entaché le processus devant conduire à la présentation du candidat de la plateforme confessions religieuses.

Devant le risque d’instabilité que pareille situation est susceptible de créer, rappelle le porte-parole du gouvernement, le Président de la République, en tant que garant de la nation et du bon fonctionnement des institutions de la République, est appelé à veiller à tout moment à l’apaisement au sein de la communauté nationale. « C’est ainsi qu’il a recommandé un tel processus qui impacte la politique générale du pays, soit conduit dans un esprit de consensus, d’apaisement et dans le strict respect des règles régissant cette plateforme », a souligné Jolino MAKELELE.

C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, il recommande aux différents acteurs intervenants de prendre en considération les revendications des uns et des autres et d’applanir les vues avant tout avancement dans ce processus.Il y va de la crédibilité même du processus électoral qui ne doit nullement être entaché d’irrégularités.

Aussi, il a tenu à ce qu’il soit entendu qu’il veillera personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral soient crédibles de bout en bout.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi est au courant des tentatives de rébellion à l’Est de la République, rapporte le compte rendu du conseil des ministres des ministres. Il a affirmé qu’il reste déterminér à anéantir toute tentative de ce genre.

Le Président de la République a, par la même occasion, appris avec consternation, le déploiement
par des personnes non-autrement identifiées, dans le Sud-Kivu, d’un
drapeau de « LA REPUBLIQUE DU KIVU ». Exprimant son indignation en dénonçant « cette plaisanterie de mauvais goût au moment où il déploie des efforts pour cimenter l’unité nationale », le Chef
de l’Etat a demandé aux services de sécurité de traquer les auteurs de cet acte « ignoble, et d les traduire en justice ».

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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