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Kwango : Léopold Kangulumba notifié pour assurer l’intérim du gouverneur

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Le vice-gouverneur de la province du Kwango, Léopold Kangulumba Kisesele a été notifié, le mercredi 01 juillet 2020, par le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde afin d’assumer l’intérim de gouverneur de la province du Kwango.

Cette notification est intervenue après un conflit juridique qui a divisé la classe politique du Kwango, en marge de la démission du gouverneur Jean-Marie Peti-peti Tamata. Ce dernier a jeté l’éponge à l’issue d’une motion de défiance à l’Assemblée provinciale.

Dans le télégramme adressé à l’Assemblée provinciale et dont une copie est parvenue à Congoprofond.net, le ministre Gilbert Kankonde, a clarifié sa décision qui a été attendue pour trancher le différend sur l’intérim après la démission de Peti-Peti. En effet, même des juristes patentés ont eu du mal à se départager. Car Jean-Marie Peti-peti, qui avait démissionné, a exprimé clairement qu’il ne voulait pas entendre parler de son vice-gouverneur derrière lui. Il l’accusait d’avoir fomenté un complot pour obtenir son départ afin de le remplacer.

Dans le document, Gilbert Kankonde a rappelé les mêmes dispositions de la loi électorale réfutées par les juristes proches de Peti-peti, qui ont soutenu que le gouverneur démissionnaire devait attendre l’élection de son successeur avant de son départ artir effectif.

La notification de Gilbert Kankonde vient ainsi mettre fin à la diatribe qui a prétendu que soit le démissionnaire assurerait son intérim, ou le ministre de l’Intérieur le remplacerait.

Toutes les tentatives ont été mises en marche. Jean-Marie Peti-Pepti a d’abord courcircuité la motion de défiance par une motion incidentielle de la députée Mathilde Mujinga Mbweni. Ensuite, il a déposé sa démission pour empêcher l’Assemblée de poursuivre l’examen de la motion de défiance. Enfin, il a porté plainte à la Cours d’Appel du Kwango pour obtenir l’annulation de sa propre démission et la signature du président de l’Assemblée provinciale qu’il a accusé de travailler de connivence avec Léopold Kangulumba, même si son conseiller juridique attitré, Me Nkisi, savait pertinemment bien que le président de l’Assemblée provinciale n’était pas justiciable à cette cour.

La province du Kwango, qui jubile déjà de la notification qui éjecte Peti-peti du fauteuil auquel il voulait s’accrocher, attend la cérémonie de remise et reprise et a hâte d’assister au changement.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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