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Sud-Kivu : la Société civile adhère à l’initiative du gouverneur pour la paix

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Les chefs coutumiers, les représentants des confessions religieuses et des communautés s’engagent à sensibiliser leurs bases sur la paix et la cohabitation pacifique prêchée par le gouverneur de Théo Ngwabidje Kasi de la province du Sud-Kivu.

Cette déclaration a été faite par les représentants des différentes communautés de la province, au sortir d’une réunion tenue le lundi 22 juin 2020 dans la salle des réunions du gouvernorat à Bukavu, rapporte Paterne Nkunzi de la cellule de communication Gouvernorat. Ladite réunion a été présidée conjointement par le Gouverneur Théo Ngwabidje et le président de l’Assemblée provinciale, Zacharie Lwamira.

Préserver la paix entre communautés sur toute l’étendue de la province était le seul point inscrit à l’ordre du jour.

Président national de la communauté kasaienne vivant à à Bukavu, Muepu Katombe, participant à cette réunion a d’abord remercié le gouverneur de Province Théo Ngwabidje pour cette initiative d’unir les fils et filles du Sud-Kivu autour de la paix, avant de démentir les informations et images à caractère xénophobes ayant circulé sur les réseaux sociaux. Ces images, a-t-il dit, sont une fausseté. Il a, par la même occasion, appelé sa communauté et toutes les autres vivant au Sud-Kivu à vivre dans la paix. Pour Ilunga, président fédéral de l’Udps dans cette province, c’était une occasion en or pour faire un mea culpa au chef de l’exécutif provincial qu’il a qualifié d’homme de grand coeur, et à tous les autres notables de la province cités dans son audio diffamatoire balancé sur la toile. Et sa demande de pardon a bien été acceptée par le chef de l’exécutif provincial au nom de la paix.

Enfin, Théo Ngwabidje a réitéré son combat contre le tribalisme dans sa juridiction sous toutes ses formes. La cohésion est une réalité au Sud-Kivu et quiconque s’ervertuera à la remettre en cause subira la rigueur de la loi, a prévenu le gouverneur. Se basant sur l’article 30 de la Vonstitution, le numéro un de la province a appelé tous ses administrés à la cohabitation pacifique en conformité avec les orientations du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant de la nation.

Rappelons que cette réunion fait suite aux rumeurs de chasse à l’homme qui ont circulé le week-end passé sur les réseaux sociaux en rapport avec le procès dit des 100 jours.

Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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