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RDC: les Fardc mettent en garde les milices ethniques des accusations infondées contre l’armée
Les Fardc dénoncent et mettent en gardent les groupes armés d’origine essentiellement ethnique qui opèrent sous le prétexte inacceptable d’autodéfense et qui diffusent dans les réseaux sociaux des informations infondées contre les Forces armées dans le but inavoué de ternir leur image et leur réputation au sein de l’opinion nationale et internationale.
Dans un communiqué signé par leur porte-parole, le général major Léon Richard Kasonga, les Fardc expliquent que contrairement aux mensonges de ces groupes armés commandités et manipulés par des politiciens en mal de positionnement selon lesquels les Forces armées défendent la cause de certaines communautés au détriment d’autres dans les territoires de Mwenga, Uvira et Fizi au Sud Kivu, ce sont » en réalité ces hors-la-loi, membres d’une même ethnie, appuyés par quelques coreligionnaires déserteurs de l’armée qui se sont constitués en une rébellion et s’attaquent aussi bien aux autres communautés locales qu’aux Forces armées ».
Les Fardc rappellent, dans le même communiqué, qu’elles sont une armée républicaine, apolitique et sont au service de la nation toute entière. A cet effet elles comprennent en leur sein des membres de toutes les communautés de la RDC sans exclusive.
Le communiqué rappelle également la mission de l’armée de défendre l’intégrité du territoire national et des frontières, tout en participant à la protection des personnes et de leurs biens.
Les Fardc travaillent avec la communauté internationale représentée par la Monusco pour l’accomplissement de leurs missions régaliennes rappelées ci-avant aussi bien au Sud Kivu que dans d’autres provinces telles que l’Ituri en proie aussi à des conflits intercommunautaires.
A cet effet, les Fardc ont pour mission d’imposer la paix et de traquer tous les groupes armés qui sèment la désolation parmi la population civile, qui s’attaquent aux symboles de l’État et refusent de déposer les armes, martèle le porte-parole des Fardc dans son communiqué.
Tout en réitérant leur mise en garde non seulement contre les auteurs de tous bords des actes répréhensibles mais aussi contre ceux qui diffusent des informations divisionnistes, séparatistes, ethncistes et malicieuses, les Fardc se réservent le droit de poursuivre en justice les auteurs et coauteurs de ces informations menaçant dangereusement l’unité nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
