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Uvira : la quiétude des morts du cimetière de Birere constamment troublée !
Le cimetière d’Uvira communément reconnu « Birere », situé sur l’avenue Shishi au quartier Mulongwe dans la mairie d’Uvira, est menacé par deux ravins et l’expopriation de son espace par des maisons et enclos érigés sans toute réglementation.
Certains habitants occupant les anciens espaces du cimetière, rencontrés sur place, déclarent être souvent attaqués par des eaux du ravin dues aux érosions occasionnées par des constructions anarchiques sur le mont Mitumba au quartier Mulongwe en commune de Mulongwe.
Ils ajoutent que quand ces eaux se déversent, la partie restante du cimetière est envahie par des eaux qui continuent à polluer la nappe. Même les maisons d’habitation sont en danger. C’est ainsi qu’ils sollicitent un appui de l’Etat congolais et d’autres bienfaiteurs afin de rambler cette avenue touchée par ces eaux. Pour eux, il faut aussi protéger ce lieu de repos des humains.
Il convient de rappeler que cet espace avait fait l’objet d’une spoliation à l’époque où Uvira était sous contrôle du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) et pendant la période de transition 1+4 en République démocratique du Congo. Pendant ce laps de temps, des espaces se sont vendues comme des petits pains sans tenir compte du respect de la loi. Conséquence : une diminution sensible de l’espace de ce lieu public où sont entreposés des corps de ceux qui ont été chers à ces mêmes vivants responsables de ces actes immoraux.
Notons que c’est presque chaque jour qu’on observe des vols de quelques mètres du cimetière de Birere par des particuliers, dans l’indifférence totale des autorités de la ville.
Pour l’autorité urbaine, le pasteur Kiza Muhato, cet espace restreint nécessite une meilleure gestion et conservation. « C’est ce qui nous a motivé et nous avons jugé bon de prendre un arrêté urbain pour qu’à chaque construction des tombes, la famille éprouvée paie 500 dollars américains. Ceci permettrait une bonne gestion de l’espace qui demeure restreint en attendant la délocalisation du cimetière vers le nord de la ville dans le territoire d’Uvira », a-t-il renseigné.
Cette question de la délocalisation de ce lieu public est déjà sur toutes les lèvres dans la ville d’Uvira. Certaines rumeurs imputent à la société Bralima d’être la nouvelle acquéreuse de ce site. Dossier à suivre.
Cleophas Bumba Babu Kyembwe Lorry’s/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
