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RDC/COVID-19 : F. Tshisekedi insiste sur la nécessité de maximiser les recettes en prenant des mesures prioritaires et urgentes à impact immédiat
Comme à l’accoutumée, Il s’est tenue ce vendredi 05 juin 2020 la 34e réunion du conseil des ministres sous la direction de Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République, Chef de l’État.
D’après le compte rendu de la réunion fait par Eustache Muhanzi Mubembe, ministre d’État, ministre des Ressources Hydrologiques et Électricité, la communication du premier citoyen congolais a porté sur six points à savoir :
– La protection des droits de l’homme pendant l’état d’urgence,
– Les stratégies économiques de riposte pendant et après la Covid-19,
– La lutte anticorruption et la maximisation des recettes en cette période de crise,
– Le dispositif de l’enterrement digne et sécurisé,
– Les candidatures aux postes ouverts à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique
Centrale et la participation de la République Démocratique du Congo,
– La cession des actifs de la société Grand Hôtel du Congo SA dont l’Etat est actionnaire à 50%.
Sur le premier point, le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi a rappelé les dispositions constitutionnelles qui ne permettent aucune dérogation aux droits et principes fondamentaux protecteurs des droits de l’homme, particulièrement le droit à la vie, l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants.
Le ministre de l’Intérieur, d’après le porte-parole ad intérim du gouvernement, a été chargé de veiller au respect par les Exécutifs provinciaux des engagements du pays en matière de promotion et de protection des droits humains.
Concernant le deuxième point, le Chef de l’Etat, au vu des conséquences néfastes de la pandémie de Covid-19 sur les économies du monde, en ce compris celles de la République Démocratique du
Congo, a engagé le Gouvernement à travailler sur la nouvelle stratégie articulée sur deux principaux axes visant d’une part la stabilité du cadre macro-économique et d’autre part, la relance de l’économie nationale en misant sur la réduction de notre dépendance aux exportations et le soutien aux secteurs productifs, porteurs de croissance.
Sur le troisième point, le Président de la République a insisté sur la nécessité de maximiser les
recettes de l’Etat en cette période de crise provoquée par la pandémie de Covid-19 en prenant des mesures prioritaires et urgentes à impact immédiat, notamment par la lutte acharnée contre la
corruption et le coulage des recettes, le contrôle de l’exportation surtout minière. « Une commission
ad hoc, sera mise en place, devra faire des propositions concrètes et à court terme »a dit le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans le compte rendu de la réunion.
Pour ce qui est du quatrième point, tout en saluant le dispositif d’aide à l’inhumation mis en place par le Secrétariat Technique de la riposte contre la Covid-19 pour soulager ceux qui ne peuvent
prendre en charge les frais y afférents, le Président de la République a invité la population à
respecter scrupuleusement les mesures d’interdiction d’organiser des deuils avec exposition des
corps et de distanciation physique de manière adaptée à cette situation de crise sanitaire de
Covid-19.
En ce qui concerne le cinquième point, le Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération Internationale,
Intégration Régionale et Francophonie a été invité, compte tenu des échéances en vue, de faire rapport au Conseil des Ministres sur l’état d’avancement des décisions relatives aux candidatures
aux postes ouverts à la Commission de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale.
S’agissant enfin du dernier point, le Chef de l’Etat, informé d’une cession dans des conditions peu
transparentes, d’un actif important de la Société Grand Hôtel du Congo SA, dont l’Etat est
actionnaire à 50%, a demandé au Gouvernement, par le biais du Ministre du Portefeuille, de
soumettre à la prochaine réunion du Conseil des Ministres un rapport détaillé de ces faits.
Bien avant sa communication,le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi a annoncé au Conseil le décès de son oncle paternel, le Professeur Gabriel LUSANGU, décédé à
Kinshasa dans la matinée de ce vendredi 05 juin 2020 après une courte maladie.
Après l’annonce de cette triste nouvelle, le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a présenté au Président de la
République les condoléances les plus attristées de l’ensemble de l’équipe gouvernementale, avec
prière à l’Eternel qu’il lui donne le réconfort nécessaire pour continuer à assumer ses hautes charges d’Etat.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel
Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple
Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.
Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.
À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.
Guerre dans l’Est : une nuance juridique
Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.
Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.
Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.
Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire
L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.
Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.
Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.
« La démocratie, c’est la majorité »
Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.
Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.
Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.
Une Constitution à refonder
Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.
À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.
Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.
Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement
Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.
Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.
Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.
Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique
À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.
Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.
Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale
Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.
L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État. » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
