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SAKANIA : le vice gouverneur à la rescousse des agents licenciés chez Rulco
Plus question pour RULCO de licencier les agents par l’entremise de FRONTIÈR SA ! Il faut plutôt réduire les charges et garder l’effectif des travailleurs comme tel. Tel est le message du vice gouverneur de la province du Haut-Katanga, JEAN CLAUDE KAMFWA, aux cadres et responsables de l’entreprise FRONTIÈR SA à Sakania, dans la province du haut Katanga.
Dépêché sur place par le gouverneur JACQUES KYABULA, l’adjoint du gouverneur a rapidement trouvé une solution qui a contenté plus d’un.
Cette descente fait suite à une vive tension soulevée dans cette entité par les autochtones protestants contre la décision de l’entreprise FRONTIÈR SA obligeant le licenciement par RULCO des 1500 agents de cette entreprise. Ce climat a eu à bloquer les activités à Sakania.
Le numéro 2 de la province a appelé les travailleurs au calme, tout en demandant aux responsables de cette entreprise de mettre en exergue la circulaire de la ministre d’État en charge de l’Emploi qui ordonne aux entreprises de ne plus licencier les agents pendant cette période de la crise sanitaire, mais au contraire chercher d’autres solutions palliatives.
Après ce passage du vice gouverneur JEAN CLAUDE KAMFWA, le calme est revenu et les activités ont repris.
JOSEPH MALABA /CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
