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Affaire « 555 millions USD de l’aérogare moderne de Ndjili » : Eximbank n’a encore versé aucun dollar à la RVA !

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C’est ce qu’a révélé ce mercredi une source interne à la Régie des Voies Aériennes (RVA) en réaction aux accusations de détournement d’une bagatelle somme de 555 millions de dollars américains issus d’un prêt contracté par le gouvernement avec la Chinoise EXIMBANK pour moderniser les aégares de Ndjili à Kinshasa et de Loano à Lubumbashi.

Notre source qui maitrise bien le dossier signe et persiste:  » Jusqu’à présent, EXIMBANK n’a encore versé aucun dollar comme financement de la construction de l’aérogare de Ndjili ».
Elle précise que « l’Accord de principe existe, la procédure de prêt est en cours, et celle-ci doit impérativement passer par le Parlement pour sa ratification ».

 » Il n’est pas normal de désorienter tout un peuple par rapport à un projet porteur pour la relance de notre économie », a regretté un délégué syndical de la RVA avant de convier tous les propagateurs des rumeurs à suivre ce même mercredi 03 juin à 13 H00′, la réponse du ministre d’Etat en charge des Transports et Voies de Communication aux préoccupations des Sénateurs.

De ce qui précède, tout est clair comme de l’eau dans un verre que les accusations de détournement conconctées contre la Direction générale n’ont aucun fondement et ne reposent sur aucun fait mais plutôt sur des rumeurs difficiles à démontrer.

Il s’agit tout simplement d’une amalgame, car EximBank n’a encore rien décaissé pour financer les projets des aérogares de N’djili et Luano.

Il faut préciser cependant que le processus de validation de l’Accord de crédit se poursuit pour N’djili tandis que les négociations sur Luano en rapport avec la source de financement n’ont pas encore abouti.

« Ce qui fait que le dossier Luano ne soit même pas introduit jusqu’à ce jour chez EximBank », a expliqué une autre source proche du Ministère desTransports et Voies de communication.

LES TRAVAUX AU RALENTI

Signalons qu’en attendant l’aboutissement du contrat avec EXIMBANK, le gouvernement de la République a avancé 20 millions de dollars qui ont permis de lancer les travaux aussitôt après la pose de la première pierre par le président de la République honoraire, Joseph Kabila.

Le changement intervenu au sommet de l’Etat ne pouvait que ralentir la procédure, le temps pour le partenaire chinois de s’assurer de la sécurité de son investissement avec la nouvelle administration et legislature.

Ce qui a occasionné le ralentissement des travaux de construction de l’aérogare moderne de l’aéroport international de Ndjili, observé actuellement.

Cependant, le gouvernement travaille sur le dossier sous le leadership éclairé du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi pour accueillir ce gros investissement d’EXIMBANK afin d’accélerer les travaux de cet ouvrage de haute portée économique pour la RDC.

Bien que le ralentissement des travaux inquiète plus d’un à Kinshasa, il n’est pas de bon aloi que des élus du peuple se livrent au colporatage des rumeurs pour salir la Direction générale de la RVA qui abat un travail de titan pour attirer davantage des partenaires financiers et poursuivre le développement des infrastructures aéroportuaires déjà enclenché sous Joseph Kabila.

LA RVA CRÉDIBLE

Contrairement à beaucoup d’autres entreprises publiques, il sied de rappeler que la RVA se trouve aujourd’hui comme l’unique entreprise publique à bénéficier d’un appui financier de la Banque mondiale et de la Banque africaine de Développement à hauteur de 342 millions de dollars américains. Et ce, grâce à l’élan continu de bonne gouvernance imprimé par le Comité actuel de la RVA.

S’il y avait mégestion à la RVA, ces partenaires reconnus pour leur attachement aux principes d’éthique et de la bonne gouvernance auraient déjà stoppé leur assistance.

En outre, l’opinion retiendra que les comptes de la RVA sont régulièrement audités par deux cabinets d’audit recrutés par le Gouvernement et qui font office de Commissaires aux comptes.

Les rapports de ces cabinets sont approuvés d’abord par le Conseil d’Administration de la RVA avant d’être soumis à la validation du Conseil supérieur du Portefeuille, organe relevant de la Présidence de la République.

Face à cette procédure rigoureuse, il serait impossible de parler de détournement des deniers publics sans qu’aucune de ces structures n’en soit au courant.

8 ANS D’UNE SUCCESS-STORY

L’action menée par le Comité de gestion actuel de la RVA est une veritable success-story jamais connue auparavant.

Au volet social, un cadre de l’aéroport de Ndjili reconnait que l’équipe actuelle de la RVA a redressé les indicateurs trouvés au rouge, en amenuisant sensiblement la montagne d’arriérés cumulés depuis 2008 par les Comités antérieurs, et en améliorant les conditions de travail du personnel.

En effet, un climat de paix règne depuis 8 ans à la RVA, preuve d’une confiance d’acier entre les dirigeants et les bancs syndical de l’entreprise qui ont fait tomber beaucoup de Comités par le passé pour mégestion ou mauvais traitement des employés.

Pour preuve, les délégués syndicaux n’ont pas manqué de désavouer l’Intersyndical qui a voulu exciter une rébellion sur fond de cette crise liée au COVID-19.

Par ailleurs, il n’y a pas que les salaires du personnel qui a été au centre des préoccupations des dirigeants de la RVA mais aussi la formation du personnel dans les meilleures académies aéronautiques du monde, et l’outil de production.

La RVA s’est engagée depuis 2012 dans une dynamique de renovation et de modernisation de l’outil de production de l’entreprise. Ce qui a permis d’améliorer de manière significative le taux de couverture de l’espace aérien congolais laquelle est passée de 20% en 2013 à 90% aujourd’hui.

Tout compte fait, le Comité actuel de la RVA jouit de la confiance des autorités. Car il fait montre de beaucoup de professionnalisme, de dynamisme et de transparence au point de charmer même les partenaires les plus orthodoxes pour appuyer la RVA dont le rêve est de hisser haut l’étendard de l’aéronautique congolaise.

Que les pêcheurs en eaux troubles patientent jusqu’à ce que le Comité actuel déploie tout son savoir-faire pour redorer complètement le blason terni de notre secteur aérien.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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