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RDC/Kwango : 1er cas confirmé, une fillette de 12 ans

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Kwango vient de rallonger la liste de provinces de la RDC endémiques au coronavirus. Ce lundi 1er janvier, un cas positif au coronavirus est déclaré par l’INRB (Institut national de Recherches Biomédicales).

Dans son adresse à la population ce même lundi, le vice-gouverneur de province, Léopold Kangulumba Kiselele, a indiqué qu’il s’agit d’une jeune fille de 12 ans arrivée à Kenge de Kinshasa. Selon le médecin directeur de l’Hôpital General de référence de Kenge, cité par Ginette Nzosa (la conseillère en communication du gouverneur de province), « la patiente s’est présentée à l’hôpital le 23 mai dernier après avoir souffert de fortes fièvres depuis le 19 mai » et elle a presenté des signes de covid-19.

Pour le bulletin épidémiologique de l’INRB au 31 mai 2020, le cas de Kenge fait partie de 146 cas testés positifs et qui a relevé le cumul à 3.195 cas.

Selon Ginette Nzosa, qui a lancé l’alerte sur Tribune de Kenge, un forum WhatsApp dédié à l’intelligentsia kwangolaise, la patiente est mise en quarantaine, comme tous les membres de sa famille, et que les prélèvements des échantillons effectués sur les membres de sa famille sont en cours d’examen.

Le vice-gouverneur Kangulumba appelle la population au calme et l’application stricte des mesures dites « barrières » contre la propagation de cette pandémie.

Dans son discours, Kangulumba a annoncé des mesures supplémentaires qui devraient être annoncées dans les heures suivant son annonce officielle.

Cette mauvaise nouvelle arrive à quelques heures de la conférence de presse du gouverneur de province Jean-Marie Peti-Peti, qui assurait que sa province était indemne et appelait la population à la vigilance.

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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