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RDC : début des activités du Fonds National de la Solidarité contre le Coronavirus (FNSCC)

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En présence des membres du conseil consultatif chapeauté par le Cardinal Fridolin Ambongo, le Fonds national de solidarité contre le Coronavirus en RDC a lancé ses activités, quelques semaines après sa création par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.

D’entrée de jeu, le coordonnateur de ce fonds, le révérend Dominique Mukanya, a dans son discours rappelé que ce fonds avait été créé en réponse à l’urgence sanitaire à laquelle le pays fait face et pour y limiter la propagation de la COVID-19. Aussi, a-t-il appelé, les donateurs, qui sont des personnes physiques ou morales, à apporter leurs contributions pour accompagner le FNSCC.

Par ailleurs, le fonds prie également toutes les institutions qui auraient reçu des dons, dans le cadre de la mise en place du fonds de solidarité contre le COVID-19, de bien vouloir le contacter dans les meilleurs délai, afin de lui en permettre, la centralisation et la justification.

« Le fonds demeure la seule structure habilitée à recevoir toutes les donations faites, au titre de la solidarité, dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 », a précisé le révérend Dominique Mukanya.

Profitant de l’occasion, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a remis un chèque d’un million de dollars comme sa contribution à ce fonds. Le chèque a été remis par la ministre du Travail, Nené Nkulu, en présence des responsables de la CNSS.

S’agissant des dons en nature, les contributeurs sont priés de contacter les numéros de téléphone +243 81-030-60-23 ou +24381-203-46-30 pour avoir plus des précisions et orientations. Un compte bancaire est ouvert à Equity Bank pour collecter les fonds.

Le Fonds National de la Solidarité Contre le Coronavirus est une promesse faite par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, lors de son adresse à la Nation lors de la proclamation de l’état d’urgence. Ce Fonds a principalement pour mission de rechercher et collecter des moyens financiers destinés à servir sous forme d’aide, assistance ou soutien aux personnes physiques ou morales, personnels médicaux soignant, services médicaux et hospitaliers aussi qu’aux entreprises et autres structures exerçant une activité économique qui seraient particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de la pandémie mondiale du Covid-19 et des mesures prises pour limiter la propagation.

A cet effet, le FNSCC offre un moyen sûr aux particuliers, aux entreprises et organisations de tout genre, animés par un esprit philanthropique de contribuer pour lutter contre la pandémie à COVID-19. Autrement dit, ce Fonds est chargé de centraliser toutes les donations financières nécessaires à la riposte contre la pandémie COVID-19.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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