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RDC : victime de l’infodemie, Eric Mandala va porter plainte !

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A côté de la pandémie du Covid-19, se développe une autre épidémie tout aussi nocive, la désinformation. L’une des victimes les plus en vue du paysage de l’information pendant la pandémie en RD Congo est l’homme d’affaires Eric Mandala.

En effet, depuis que le pays fait face à ce fléau mondial, des faux messages sont presque quotidiennement attribués à Eric Mandala dans des réseaux sociaux.

Alors que le concerné affirme haut et fort ne pas avoir un compte Twitter, un faux message lui encore attribué une fois a fait déborder le vase.

Ce puant post qui a fait le buzz durant la semaine indique : « Mandala semble s’interroger pourquoi le Docteur Munyangi à la base du Protocole de Madagascar qui a conduit au Covid-organics, ne vient toujours pas. Problème de financement, securité ou manque de volonté ? Je peux aider si besoin » .

Vérification faite, il s’agit d’un montage grossier. Le patron de  » Univers Group Télévision » n’a jamais abordé le sujet. D’ailleurs ses proches affirment que chaque fois qu’il veut communiquer sur ses diverses activités, il utilise en premier lieu sa puissante télévision qui crève l’audience depuis sa création.

Afin de mettre fin à ces sales besognes, son entourage annonce une plainte contre inconnu pour cette nouvelle tentative de sape de l’image de marque de cet operateur économique respecté et mécène engagé dans l’encadrement de la jeunesse de son pays.

« La justice sera bientôt saisie pour que l’auteur de cet acte ignoble subisse la rigueur de la loi », a prévenu un de ses avocats.

Au moment où le monde célèbre la Journée mondiale de la presse, ce dimanche 3 mai 2020, les professionnels des médias sont appelés à renforcer la lutte contre la désinformation dans le cadre du Covid-19. Ils doivent contrer les fausses nouvelles qui mettent des vies en danger et sapent la réponse à la pandémie de Covid-19 en promouvant de faux remèdes, des théories du complot et des mythes.

Cette dangereuse épidémie de désinformation menace les efforts qui sont faits pour endiguer la propagation du virus. Le volume de fausses informations est si important que l’Oms parle désormais d’«infodemie». Et une partie non négligeable de ce flux continu est constituée d’infox, c’est-à-dire d’informations dont l’origine n’est pas explicite, qui ne sont pas validées par une institution ou une personnalité et qui sont diffusées le plus souvent par les réseaux et médias sociaux, blogs et sites d’information en ligne, sous forme de courte vidéo ou d’image parfois assortie de texte.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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