À la Une
Peter Kazadi ( UDPS) : « Thambwe Mwamba n’aime pas les Congolais, mais plutôt les richesses du Congo ! »
De passage à l’émission » Bosolo n’a politiki », Me Peter Kazadi, député provincial et cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a commenté, ce vendredi 1er mai 2020, l’actualité politique du jour dominée par les propos désobligeants du président du Sénat de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba, à l’égard de sa collègue Bijou Ngoya.
Se rappelant l’avoir connu depuis sa tendre jeunesse alors qu’il était à l’époque Directeur général de l’Office des Douanes et accises (Ofida), Me Kazadi a fait savoir qu’il est très facile de détecter le caractère hautain du président de la Chambre haute du parlement lors de ses conversations avec ses interlocuteurs. » Il est méprisant et de part son comportement, son caractère, partout où il passe il dénigre les gens… », a indiqué le député.
Tout en reconnaissant que Thambwe Mwamba est plein de bon sens, ce cadre de l’UDPS regrette cependant son déficit de toute considération pour les autres. « (…) Même lorsqu’il est allé dans la rébellion, son caractère hautain là a fait qu’il puisse ordonner l’abattage d’un avion rempli de passagers. Donc, je dirai qu’il n’aime pas le Congo mais plutôt les richesse du Congo! »
Tout en martelant que la sénatrice avait posé une question simple et légitime d’éclaircissement sur la passation d’un marché pour la réfection du Sénat, Peter Kazadi a vivement regretté les propos injurieux de Thambwe Mwamba à l’endroit de sa collègue. » Ce sont les sénateurs qui ont fait d’Alexis Thambwe président ! Ça ne lui donne pas pourtant la qualité d’insulter un sénateur. Ils ont été élus ! »
En définitive, l’avocat estime que son collègue ne mérite aucun respect non seulement des femmes, mais encore des Congolais ! » Si vous observez la vie de ATM, il y a toujours des reproches qu’on peut lui faire. Quand il était Dg, on sait comment il a géré. Quand il a rejoint la rébellion, on sait comment il a géré. À peine qu’il était ministre de la Justice, on sait combien de gens sont allés en exil et en prison ! », a-t-il conclu.
Gillchrist Kaleka/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
