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COVID19 : bientôt la désinfection de la Cour Constitutionnelle, la Primature et d’autres ministères
Claude Nyamugabo, ministre de l’Environnement et développement durable, a été reçu ce mercredi 29 avril 2020 à la Primature par le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Il était question au cours de cette rencontre de faire le point sur les travaux d’assainissement et de désinfection des édifices publics dans le cadre des mesures de prévention contre la propagation du COVID-19.
« La Direction d’assainissements du ministère de l’environnement va procéder incessamment à la désinfection de la Cour Constitutionnelle, la Primature et les bâtiments qui abritent d’autres ministères »a fait savoir le patron de l’environnement au sortir de sa réunion avec le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Et de préciser : »Les opérations de désinfection et d’assainissement des édifices publics vont se poursuivre, et s’étendre notamment aux aéroports et autres édifices des points d’entrée du territoire national. »
Plusieurs édifices publics ont déjà été désinfectés, a-t-il rappelé, parmi lesquelles le Palais du Peuple où députés et sénateurs peuvent à nouveau siéger dans le respect des mesures de distanciation sociale.
Ces travaux d’après le Ministre Nyamugabo, sont réalisés grâce à l’expertise de la Direction de l’Assainissement de son Ministère, opérationnelle depuis plus de 40 ans, et qui par ailleurs dispose d’équipements neufs et en quantité suffisante. »Il a fallu attendre l’avènement du Gouvernement Ilunga pour qu’il soit fait recours à cette expertise nationale », s’est il réjoui.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
