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RDC : depuis la prison de Makala, Kamerhe appelle ses partisans au calme
Interrogé par la radio Okapi sur la réaction de l’UNC par rapport à la détention provisoire à la prison de Makala de son président national, Vital Kamerhe, Gabin Lulendo, porte-parole adjoint, note que son parti est indigné face au traitement réservé à son leader.
« L’Union nationale pour la nation congolaise est indignée de cette façon de traiter un ancien président de l’Assemblée nationale, le Directeur de Cabinet du Chef de l’État et président de l’Union pour la Nation congolaise alors que sa fuite n’est pas à craindre. Jusqu’à ce jour, il n’y a pas de charge contre lui, on aurait pu le laisser comparaître devant les institutions judiciaires. Que les choses se soient passées de cette façon, c’est inacceptable, » s’est indigné Gabin Lulendo.
Il affirme que Vital Kamerhe, du fond de sa cellule à Makala, appelle ses partisans au calme.
«C’est que le président national de l’UNC, à partir de sa cellule à Makala, nous a invités à être calmes parce que, dit-il, c’est une occasion en or qui est donnée pour que les uns et les autres se rendent compte qu’il n’est pas responsable de ce qui s’est passé dans la mesure où il dit n’avoir pas détourné les fonds.», a-t-il rapporté.
Une déclaration politique du bureau politique du parti est attendue prochainement, a promis Gabin Lulendo.
Le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete a placé Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet du Chef de l’État, sous mandat d’arrêt provisoire à la prison de Makala en attendant la suite de l’instruction du dossier relatif au détournement des fonds alloués au programme de 100 jours du Président de la République. Cette décision a été prise mercredi 08 avril 2020 après son audition par le procureur général.
Le Parquet cherche à obtenir de lui, notamment, les renseignements sur son rôle dans la passation des marchés, la procédure, le décaissement des fonds affectés aux travaux des logements sociaux et des sauts-de-mouton, des projets principaux dans le programme d’urgence du Chef de l’État lancé le 02 mars 2019.
Bien avant cette décision, les questions relatives au bon fonctionnement de la coalition Cap pour le changement (CACH) ont été examinées au cours de l’audience que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordée, mercredi 08 avril 2020 à la Cité de l’Union africaine, à la délégation de la Direction politique nationale de l’UNC, conduite par son Secrétaire général a.i, Aimé Boji.
Le chef de la délégation de l’UNC, parti cher à Vital Kamerhe, son président et Directeur de cabinet du Chef de l’État, a déclaré à la presse, au sortir de l’audience, qu’ils ont été reçus par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’Autorité morale de la coalition, CACH, afin de parcourir certaines questions liées au bon fonctionnement de leur famille politique.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Haut-Uélé : À l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Mambidi sonne l’alarme sur le drame sécuritaire et humanitaire de Watsa
Le député national Jean-Marc Mambidi a porté à la tribune de l’Assemblée nationale le cri de détresse des populations du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire, l’élu a interpellé le Gouvernement sur les violences récurrentes qui plongent les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses multiples alertes en faveur d’une réponse plus énergique des pouvoirs publics.

Une crise humanitaire aux lourdes conséquences
Au-delà des questions sécuritaires, Jean-Marc Mambidi a mis en lumière les conséquences humanitaires de cette instabilité. Les déplacements des populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux activités économiques fragilisent davantage les communautés locales. Selon le député, l’urgence n’est plus seulement de contenir les violences, mais également de mettre en place une assistance adaptée aux besoins des populations affectées.
Un plaidoyer pour une intervention rapide de l’État
Face à cette situation, l’élu de Watsa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.
Il a insisté sur la nécessité d’un renforcement des dispositifs sécuritaires, d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’un accompagnement humanitaire conséquent afin d’éviter une aggravation de la crise.
L’Assemblée nationale interpellée sur son devoir de vigilance
Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi rappelle également le rôle de contrôle et d’alerte dévolu aux députés nationaux. Son plaidoyer vise à mobiliser la représentation nationale autour des défis auxquels fait face le territoire de Watsa et, plus largement, les zones affectées par l’insécurité dans l’Est et le Nord-Est de la RDC.
À travers cette alerte, il appelle à une mobilisation collective afin que les préoccupations des populations ne restent pas sans réponse et que des solutions durables soient apportées à cette crise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
