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Covid-19 : malgré la fermeture de ses frontières, la RDC continue à recevoir des cas importés

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Dans le dernier bilan épidémiologique de la cellule de riposte contre le Coronavirus, il s’est avéré que, sur les 11 nouveaux cas confirmés en RDC, 4 cas sont importés et 7 sont d’origine locale.

Or, le Président de la République a, par Ordonnance n°20/014 du 24 mars 2020 portant proclamation de l’état d’urgence sanitaire pour faire face à l’épidémie de COVID-19, spécialement, en son article 2, avait ordonné la fermeture de toutes les frontières du pays aux passagers.

D’où viennent alors ces cas importés?

Plusieurs cas importés sont la conséquence de l’arrivée des plusieurs personnes rentrées en RDC avant la décision de la fermeture des frontières.

Or la période de l’incubation dure 14 jours. Sûrement ces cas ont vu leurs symptômes se développer plus tard.

Il faudrait aussi interroger les ministres de l’Intérieur sur la porosité des frontières et les mouvements des populations, de la Santé sur les mesures d’hygiène aux frontières et de celui des Transports et Voies de communication sur les restrictions des déplacements par voies terrestres et maritimes ainsi que sur le survol et l’atterrissage dans l’espace aérien congolais.

Dans une lettre référencée N°06/DGM/DG/703/020 du 27 mars 2020 adressée au Directeur de l’Autorité de l’Aviation Civile, la Direction Générale de la DGM avait dénoncé « la délivrance d’autorisations de survol et d’atterrissage à plusieurs compagnies aériennes » violant les mesures du président Tshisekedi.

La DGM dit, malheureusement, « constater une certaine affluence de la délivrance par vos services des autorisations de survol et d’atterrissage à plusieurs compagnies aériennes et organismes, allant ainsi à l’encontre de ladite ordonnance. »

C’est pourquoi, la DGM avait préconisé la création d’un cadre de concertation avec l’AAC pour examiner toutes les démarches dérogatoires pour se conformer à la décision du Chef de l’État.

« En vue de nous assurer de la bonne exécution de l’ordonnance du Chef de l’État, vu l’urgence, nous vous rappelons de la nécessité d’un mécanisme de concertation en vue d’examiner toutes les démarches dérogatoires conformément aux orientations nous communiquées par Son Excellence Monsieur le Président de la République, » concluait la lettre de la DGM à l’AAC.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI

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Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays

La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.

Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.

Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.

Le ministère des Finances en première ligne

Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.

Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.

Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.

Une surveillance numérique renforcée

Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.

Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.

Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.

Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.

Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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