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Insécurité à L’shi : plus de 10 maisons cambriolées, un cambiste tué à son domicile !
La ville de Lubumbashi n’arrête pas d’enregistrer des cas de vols et de meurtres, en dépit de la nervosité ambiante liée à l’apparition de Covid-19 dans notre pays. Le dernier cas en date a été commis dans la nuit de ce mardi 31 mars au mercredi 01 avril 2020 dans la commune de Katuba au quartier Upemba.
Plus de dix maisons ont été cambriolées d’une manière systématique et un changeur de monnaie tué, pour avoir résisté aux demandes de bandits à mains armées, d’après nos sources. Répondant au nom de Prince Kanyinda, ce cambiste était une figure bien connu à la place Chef Katanga à Lubumbashi.
» C’est inquiétant, et révoltant de constater que personne n’a peur de l’autorité de l’État et que les forces de l’ordre ne sont pas à la hauteur de leur mission. Au lieu que la police fasse peur aux bandits, c’est plutôt les bandits qui terrorisent la police et fragilisent les patrouilleurs qui n’ont pas la détermination de les affronter pour les neutraliser », s’indigne un témoin auriculaire qui a requis l’anonymat.
D’après les habitants de la contrée, le mouvement suspect a été constaté depuis 23h et quelques alertes ont été faites dans le groupe WhatsApp créé par l’honorable député provincial Vital Sunzu dans le but d’alerter et dénoncer tout cas suspect la nuit.
Alors que personne ne pouvait sortir de chez lui, entre 01h et 03h une fusillade a éclaté entre les patrouilleurs qui semblaient n’être pas très engagés et les voleurs, qui ont facilement réussi leur sale besogne jusqu’à tuer monsieur Prince KANYINDA, diacre à Lys Tabernacle et changeur de monnaie connu de tous, nous relate un témoin qui s’est confié à nous.
Tôt ce matin de mercredi, la population très en furie, s’est mise à brûler les pneus sur la route pour la barricader, et à s’attaquer aux véhicules. Un gros bus de la » Ferme Espoir » en a fait les frais au même endroit de la révolte.
Rappelons que jusqu’à 09h du matin, la police avait beau tenté de disperser les manifestants sans succès. C’est seulement quand il y a eu renfort de militaires que la situation est redevenue à la normale.
Gédéon ELONGA/CONGOPROFOND.NET