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RDC : l’atelier sur le lancement du processus de suivi de l’ODD4 ouvert à Kinshasa
C’est hier mardi 17 mars 2020 qu’a eu lieu l’ouverture d’un atelier de lancement du processus de suivi et de mise en oeuvre de l’objectif pour le développement durable (ODD) dédié à l’éducation, communément appelé ODD4, qui vise à assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des responsabilités d’apprentissage tout au long de la vie, au Ccentre de ressources pour les enseignants de Kinshasa (KREK), à Gombe
Cet ODD4 s’inscrit dans l’optique de combler les fossés entre les Nations et renforcer la mobilisation pour la rénovation des politiques éducatives que le monde s’est réuni en mai 2015 à Incheon, pour adopter un nouvel agenda orienté vers l’horizon 2030 et qui couvre 17 ODD dont l’objectif 4 exclusivement dédié à l’éducation, a expliqué, dans son mot de bienvenu le directeur pays de l’UNESCO, Jean-Pierre Liboudo.

Selon le directeur pays de l’UNESCO, ce lancement intervient après une mission des experts congolais à Nairobi, en décembre dernier, au cours de laquelle des recommandations fortes ont été adressées aux États membres sur la nécessité de faire le bilan de la mise en oeuvre de l’ODD4 cinq ans après. La RDC devra élaborer un rapport complet de ses réalisations dans le cadre de cet agenda.
C’est pourquoi, selon Jean-Pierre, dans le cadre de la mise en oeuvre de l’ODD4 dont la responsabilité a été confiée à l’UNESCO par la communauté internationale en vue de la coordination, du plaidoyer et de la mobilisation des acteurs pour l’alignement des politiques et le suivi des indicateurs et cibles à l’ODD4, le gouvernement congolais a bénéficié d’un accompagnement du programme CapED de l’UNESCO pour l’alignement de sa stratégie sectorielle de l’éducation et la formation (SSEF 2016-2025) à l’ODD4. Il a tenu à féliciter ainsi le gouvernement et tous les acteurs pour les efforts accomplis dans le processus qui constitue le premier pas dans la dynamique de rendre effective la mise en oeuvre de l’ODD4 ainsi que des réformes de l’heure parmi lesquels la réalisation de la gratuité de l’éducation de base.
Il faut souligner que c’est le Secrétaire général au ministère de l’EPST qui a donné le go de cet atelier
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
