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RDC/Maï-Ndombe : 2 journalistes aux arrêts sur instruction du gouverneur Mputu Paul
Le gouverneur de Maï-Ndombe Mputu Paul a ordonné, ce samedi 29 février 2020, l’arrestation de deux Journalistes locaux à Inongo.
Il leur reprocherait d’outrage à sa personne lors d’une émission.
« Les journalistes ont leur code de déontologie. Une fois abusée, la justice devra faire son travail », a réagi Dr. Bola, porte-parole du gouvernement provincial.

En en croire Blaise Mabala, journaliste indépendant œuvrant à Inongo, son confrère Sébastien Manongo et lui, sont aux arrêts pour avoir dénoncé la megestion dans cette province.
« Le ministre des Finances paie les agents du gouvernement selon son gré. Rien ne marche ici. Nous, journalistes, l’avons analysé lors d’une émission diffusée localement, hélas ! Le gouverneur l’a mal perçu et ordonné notre arrestation sous prétexte que nous l’aurions taxé d’idiot », a déclaré Blaise Mabala, journaliste.
Avant d’être saisi, Blaise Mabala et Sébastien Manongo, ont été au préalable convoqués à l’Agence Nationale de Renseignement ( ANR) et transférés au cachot du camp militaire.
« Nous dénonçons du fait qu’on nous exige 150.000fc à chacun pour être libéré. Comme on en a pas, voilà, nous avons passé nuit ici », a dénoncé ce journaliste aux arrêts.
David Mayele/CONGOPROFOND.NET
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
