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Enquête sur les travaux de 100 jours : F. Tshisekedi souhaite que les magistrats fassent leur travail en toute indépendance, sans injonction
En sa qualité de magistrat suprême, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi est revenu sur les enquêtes judiciaires dans le cadre de son programme de cent jours lancé au mois de mars de l’année 2019.
D’après le compte rendu fait par le porte-parole du gouvernement, le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi a insisté sur le fait que celles-ci doivent se dérouler dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République.
Il a, en effet, déploré que certains magistrats
en charge des dossiers soient l’objet de menaces et des manipulations.
De même, il a été relevé que certaines personnes interpelées sont victimes de mauvais traitement dans l’unique but d’extorquer des aveux. Pour le chef de l’Etat, on doit laisser les magistrats faire leur travail en toute indépendance, sans injonction et en veillant à ce que le principe de
présomption d’innocence et le respect de droit de la défense soient
garantis.
Au gouvernement de la République, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi lui a rappelé l’exigence du respect de l’acte d’engagement qui a été signé par les prestataires pour terminer les ouvrages en construction dans le cadre du programme de
100 jours au 31 mai 2020. Pour ce faire,le président de la République a instruit le Premier ministre de veiller à ce que le plan de décaissement arrêté soit scrupuleusement respecté.
La justice congolaise a ouvert une enquête sur l’utilisation des fonds alloués à l’exécution des travaux publics lancés dans le cadre du « programme de 100 jours » du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette instruction judiciaire, rappelle-t-on, a été ouverte par le parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete, alors que certains travaux souffrent de retards et de problèmes de financement dans un contexte de suspicion de détournements de fonds.
Elle vise à enquêter sur l’exécution des différents travaux publics, comme la construction ou la réhabilitation de routes – dont des « sauts de mouton » (des ponts au dessus de carrefours embouteillés de Kinshasa) – d’écoles et d’hôpitaux.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET