Connect with us

Actualité

Assassinats de Rossy Mukendi, Thérèse Kapangala, etc. : le CLC va se constituer partie civile

Published

on

À l’issue de la messe en hommage aux martyrs de la démocratie à la cathédrale Notre-Dame du Congo, ce mardi, à Kinshasa, le professeur Isidore Ndaywel a appelé à la poursuite du combat pour la démocratie.

“Le message, on vient de le dire, c’est d’abord la mémoire. Le deuxième important, c’est la fidélité à l’idéal, c’est la fidélité du combat pour que notre avenir soit meilleur. Pour cela, nous devons jouer collectif, nous devons avoir le même idéal parce qu’il n’y a pas seulement des biens au niveau individuel mais aussi au niveau de la collectivité”, a lancé le coordonnateur du CLC.

Au cours de la même occasion, il a annoncé que le Comité Laïc de Coordination (CLC) va dans les prochains jours, ensemble avec ses partenaires, se constituer en partie civile.

Une plainte sera ensuite déposée contre les présumés auteurs de la répression des marches initiées pour réclamer l’alternance au sommet de l’Etat congolais.

“Nous avons dit que le CLC entend réunir tous ses partenaires impliqués dans la justice également des avocats, parce que nous voulons être partie prenante avec les différentes familles, pour réclamer non seulement justice, mais réclamer également réparation parce que nous estimons qu’il est tout à fait inadmissible que les auteurs présumés de ces crimes soient semblent-ils reconnus et vivent tranquillement et continuent à évoluer tranquillement dans la police et les forces de sécurité”, a-t-il fait savoir auprès de nos confrères de Actu 30.

Il sied de rappeler plusieurs personnes avaiet péri notamment Rossy Mukendi et Thérèse Kapangala lors des marches du CLC organisées entre autres, le 31 décembre 2017 et le 25 février 2018 sur l’ensemble du territoire national et particulièrement à Kinshasa.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

Published

on

Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

Continue Reading