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RDC: Lancement officiel à L’shi du PADMPME financé par la BM à hauteur de 100 millions USD 

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La cérémonie du lancement officiel du Projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises (PADMPME) a eu lieu à Lubumbashi, ce mercredi 19 février 2020 dans le chapiteau du Pullman Grand Hôtel Karavia en présence de plusieurs autorités nationales et provinciales politico-administratives, de jeunes et femmes entrepreneurs, de diplomates représentant les organismes internationaux de développement et du groupe de membres de la Banque Mondiale.

 

Cérémonie ouverte par le gouverneur de province Jacques KYABULA Katwe qui a, dans son mot de bienvenue, loué les efforts du gouvernement central pour avoir initié le projet avec le concours de ses partenaires, dont l’unique objectif est celui de créer de l’emploi en vue d’améliorer les conditions de vie de la population.

Le coordonnateur du PADMPME ayant pris la parole pour présenter le projet, explique à l’assistance que c’est un programme de soutien que le gouvernement du pays a mis en place pour la promotion des initiatives économiques dans le cadre de sa stratégie de développement des petites et moyennes entreprises. L’objectif du développement de ce projet, est de soutenir la croissance des PME et d’accroître les opportunités d’emplois et d’entrepreneuriat pour les jeunes et les femmes dans les zones ciblées à savoir : les villes de Kinshasa, Lubumbashi, Matadi et Goma. Le projet ne couvrira donc pas l’agriculture, l’exploitation forestière et la production animale.

 

En vue d’atteindre ses cibles et de réaliser son objectif de développement, le projet est structuré autour de trois composantes à savoir : la composante destinée aux opportunités entrepreneuriale pour les jeunes et les femmes, qui fournira un appui direct aux femmes entrepreneures qui sont engagées dans les activités de production, sous forme des subventions et d’assistance technique à plus long terme, et permettra également d’octroyer des subventions aux nouvelles entreprises et une assistance technique pour les jeunes entrepreneurs motivés, qui ont des nouvelles idées d’affaires, viables, et qui ont besoin d’un capitale de démarrage, d’une expérience pratique et d’un mentorat dans la pratique des affaires pour réussir. Il s’agit ensuite de la composante portant sur le développement des PME, qui permettra de fournir des subventions de contrepartie aux PME établies et qui connaissent des contraintes de croissance; et enfin, il s’agit de la composante consacrée au renforcement de la capacité des prestataires publiques et privés, ayant la charge de fournir des services de développement des entreprises, qui offrira aux acteurs nationaux et provinciaux comprenant le secteur public, privé et la société civile, des opportunités de formation pour renforcer leurs compétences et leurs capacités à exécuter les fonctions d’appui pendant la mise en oeuvre du programme.

 

A lui de poursuivre que les résultats attendus de ce projet, se déclinent de manière très concrète, permettant d’en mesurer aisément l’impact pour le développement socio-économique du pays

 

Quatre mille cinq cents (4500) femmes micros entrepreneurs bénéficient d’une formation, deux mille cinq cents (2500) femmes micros entrepreneurs reçoivent des subventions en natures, sept cent cinquante (750) jeunes entrepreneurs reçoivent une formation et des subventions en espèce, cinq cent (500) PME bénéficient des subventions de contrepartie; quatre centres des PME sont créés; cinq réformes sont mises en oeuvre pour soutenir le développement du secteur privé; trois milles entreprises créées par les bénéficiaires ciblés; 30% d’augmentation de revenus moyens des micros, petites et moyennes entreprises bénéficiaires; enfin, neuf mille emplois à temps plein créés par les PME bénéficiaires, a-t-il conclu.

 

Le moment venu pour qu’officiellement au nom du chef de l’État le projet soit lancé, le ministre national en charge des Petites et moyennes entreprises et artisanales, Justin KALUMBA Mwana Ngongo, a rappelé à l’assistance que le gouvernement congolais se félicite d’avoir rempli les exigences préalables à l’accord de financement 6287-ZR conclu le 21 septembre 2018 avec l’Association Internationale de Développement (Groupe de la Banque Mondiale).

 

Ces exigences, convient-il de rappeler, concernaient notamment la ratification de l’accord de financement 6287-ZR par les deux chambres du parlement congolais, la promulgation par le président de la République Démocratique du Congo, la publication au journal officiel et l’avis juridique en constitutionnalité du procureur général près le conseil d’État. Toutes ces étapes remplies, la Banque Mondiale a déclaré l’entrée en vigueur de l’Accord au 20 Novembre 2019. En outre, il a encore rappelé que l’objectif ultime c’est de créer la classe moyenne dans le pays à travers ce projet financé à hauteur de cent millions de dollars américains par la banque mondiale. Il a part ailleurs, encouragé et interpellé, les bénéficiaires des subventions, les accompagnateurs inclus dans le projet et les politiques à mieux gérer ce financement pour que tous les objectifs soient atteints. Aussitôt après, le PADMPME a été officiellement lancé par lui sous les ovations de toute l’assistance.

 

 

 

Gédéon ELONGA/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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