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RDC-CONSEIL D’ÉTAT : ce que le tandem Tela Ziele et Vunduawe attend de F. Tshisekedi
Comme annoncé, les hauts magistrats nommés le 7 février courant par ordonnance présidentielle portant organisation judiciaire numéro 20/007 du 07 février 2020, ont prêté serment le mercredi 19 février 2020 devant le magistrat suprême, Félix-Antoine Tshisekedi au Palais de la nation.
Toute la solennité reconnue à cette cérémonie hors du commun a été au rendez-vous.
Dans leur serment, les nouveaux chefs de corps et d’office de la magistrature suprême ont juré de respecter la Constitution et les lois du pays et de remplir loyalement et fidèlement, avec honneur et dignité, les fonctions qui leur sont confiées.

À cet effet, le domaine de droit en République démocratique du Congo est à ce jour garni avec une multitude de compatriotes qui l’assument agréablement bien.
Pour ce qui est du Conseil d’État, une figure parmis tant d’autres attire l’attention de l’opinion. Il s’agit du procureur général près le Conseil d’État Octave Tela Ziele.
Depuis 2018, il occupait le poste de Premier Avocat Général près la Cour de Cassation. Fonction qui lui a servi de cadre de rayonnement pour se voir hisser aux charges actuelles.
À sa nomination comme procureur général près le conseil d’État, Octave Tela n’avait pas manqué de remercier le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi et de lui assurer de son attachement à accompagner son programme de redressement de l’appareil judiciaire en République démocratique du Congo.
Le Conseil d’Etat, cette institution du pouvoir judiciaire et juridiction suprême de l’ordre administratif dont les règles d’organisation, de fonctionnement et de compétences portées par la loi organique du 15 octobre 2016, n’est, cependant, pas encore assez connu du grand public. Voilà pourquoi, notent plusieurs analystes, le tandem le Premier Président du Conseil d’Etat, Félix VUNDUAWE te PEMAKO et Octave Tela Ziele Procureur général près le Conseil d’État, aura comme tâche de mettre un projecteur sur la configuration de cette juridiction administrative, placée au sommet de l’ordre administratif.
Toutefois, poursuivent-ils, le Conseil d’Etat a des défis majeurs à relever, tant sur le plan des ressources humaines, matérielles que sur le plan technique. Les réformes engagées imposent désormais le défi de la spécialisation du contentieux de droit public.
Pour ce faire, Octave Tela Ziele et Félix Vundwaxe seront obligés de solliciter auprès du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, l’installation rapide des juridictions inférieures de l’ordre administratif et la nomination sur titre de nouveaux magistrats afin de mieux concourir à la consolidation de l’ETAT DE DROIT : Un Etat qui garantit les droits de tous les justiciables, sans pour autant laisser de côté ceux des justiciers ; un Etat qui tient à la revalorisation du Magistrat et de la magistrature, au réajustement des salaires et primes à tous les niveaux, à la prise en charge effective des soins médicaux, épargnant ainsi les magistrats et tout le personnel judiciaire de toutes les tentations dues à la précarité.
Dans le même chapitre, l’installation rapide des juridictions inférieures de l’ordre administratif et la nomination sur titre des nouveaux magistrats afin de mieux concourir à la consolidation de l’ETAT DE DROIT.
Avec son bagage solide accumulé grâce à son long parcours professionnel, ce licencié en Droit depuis 1974 à l’époque de l’Université nationale du Zaïre (UNAZA), campus de Kinshasa connaît très bien Kinshasa et l’intérieur du pays. Plusieurs analystes, le voient réussir là où son prédécesseur n’a pas pu mieux faire pour redorer l’image de la Justice de la Justice congolaise.
Le tendem Octave Tela Ziele, procureur général près le conseil d’État, et Félix Vunduawe Te Pemako comme président du conseil d’État, va redorer l’image de la plus haute juridiction administrative de la République Démocratique du Congo, conformément à la vision du président Tshisekedi qui, dès l’entame de son mandat, s’est imposé le devoir de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire afin de donner corps à sa vision portée vers l’émergence d’un État de droit.
La nouvelle mise en place au niveau des organes du ministère public de l’ordre judiciaire et administratif traduit sa détermination à réaliser une de ses promesses de la campagne, à savoir le changement qui passe notamment par la réforme de la Justice.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
