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Affaires étrangères : Dominique Kilufya Kamfwa, nouveau secrétaire général ad intérim
En exécution de l’instruction du Chef de l’État, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a procédé à la désignation d’un nouveau secrétaire général ad intérim dudit ministre. Il s’agit de l’ambassadeur Dominique Kilufya Kamfwa. Ce dernier va ainsi occuper ce poste laissé vacant à la suite de la démission de l’ambassadeur Ileka Atoki.
Jusqu’ici directeur de cabinet de la ministre des Affaires étrangères, l’ambassadeur Dominique Kilufya a dirigé le protocole d’Etat de la la RDC pendant plus de dix ans.
Entré en diplomatie après ses études de droit à l’Université de Kinshasa, il a essentiellement servi au Protocole d’État sous la deuxième République, pendant la première transition démocratique, sous M’zee Laurent Désiré Kabila et durant toute la première décennie de ce siècle. Le dernier acte de son mandat étant la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le 30 juin 2010.

Il a ainsi vécu de l’intérieur toutes les transformations qui ont marqué l’histoire récente de ce service, dont il connait aussi bien les acteurs que les règles de fonctionnement.
Plusieurs diplomates contactés par CONGOPROFOND.NET, affirment que l’ambassadeur Kilufya est aujourd’hui l’un des meilleurs experts du protocole de la RDC.
Cette riche expérience et tout le travail accompli durant sa carrière lui ont valu la reconnaissance et l’estime des représentations étrangères ainsi que deux décorations de deux pays européens ( la Belgique et la Grèce ). Ils lui ont également permis d’obtenir une élévation à la dignité d’ambassadeur et une promotion au rang de secrétaire général de l’Administration publique.
Ancien ambassadeur de la RDC à Ottawa au Canada, il est auteur du Recueil commenté des règles du Protocole d’État et de l étiquette en République Démocratique du Congo « . Ce livre est le premier document du genre qui donne une vision globale des règles du Protocole d’ État et de la manière dont fonctionne ce service en RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
