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Lubumbashi: L’insécurité toujours grandissante, les autorités interpellées
La deuxième ville de la République Démocratique du Congo, la capitale du cuivre, est depuis le début de l’année 2020, caractérisée par la forte recrudescence de l’insécurité face à laquelle les autorités ne trouvent toujours pas des solutions rassurantes.
L’insécurité qui sévit actuellement dans les périphéries de la ville de Lubumbashi et même en son sein inquiète la population. Cette dernière invite les autorités provinciales à faire sentir l’autorité de l’État pour mettre hors d’état de nuir tous ces inciviques qui sèment la terreur, tuent sans s’inquiéter, dévalisent les maisons de paisibles citoyens et à cambriolent leurs boutiques, kiosques et églises…

C’est des nuits lugubres que les Lushois passent depuis le début de l’année en cours; une situation difficilement descriptible d’autant plus que les malfrats, auteurs de l’insécurité, sont parfois arrêtés et présentés par la police au gouverneur chaque semaine. Se sentant abandonnés à leur triste sort et profondément plongés dans la psychose totale, les jeunes gens qui s’attendrissent sur le sort des victimes de l’insécurité, se mobilisent et s’organisent en patrouilleurs dans leurs quartiers respectifs pour assurer leur sécurité.
Tout le monde pointe du doigt accusateur les hommes en tenue militaire ou policière, se basant sur les allégations des victimes. « Ce n’est pas à cacher; aujourd’hui, chacun de nous sait qu’à chaque lieu où il y a eu vol, meurtre, braquage et viol des mères en présence de leurs enfants, on y a retrouvé des armes abandonnées, des chargeurs de munitions oubliés et des tenues militaires ou policières laissées », nous témoigne une victime de l’insécurité dans la commune de Katuba où plus de douze maisons ont été visitées la nuit du mardi 11 février 2020.
Rappelons que l’exécutif provincial et les services de sécurité ont convenu de mettre en place les centres de coordination des opérations de proximité dans toutes les sept communes de la ville de Lubumbashi, pour poursuivre sans ambage l’opération de la traque des hors-la-loi afin d’en finir avec l’insécurité. L’initiative est saluée par toute la population, mais qui reste sans impacts ravissants.
Ayant découvert que certains prisonniers condamnés réussissaient, en complicité avec les gardes pénitentiaires à quitter nuitamment la prison pour aller operer et y retourner après le forfait, le gouverneur de province, Jacques KYABULA Katwe, avait décidé de transférer tous les prisonniers condamnés à Angenga, la prison centrale de l’ex-Equateur. Au total, 199 prisonniers condamnés de la prison de Kassapa et de la prison de Buluwo à Likasi, deuxième ville du Haut-Katanga, sont déjà transférés depuis le dimanche 26 Janvier 2020
« Cette solution est-elle rassurante et idoine ? », S’interroge un activiste de droits de l’homme qui s’est exprimé sous couvert de l’anonymat à la rédaction de votre média : » À partir du moment où on découvre qu’il y a des prisonniers qui réussissaient à quitter la prison nuitamment et y rentrer après le forfait commis, et cela en complicité avec les gardes pénitentiaires, la meilleure des choses à faire était d’établir les responsabilités de tout celui qui est cité être complice à la prison et punir sévèrement, puis renforcer la sécurisation des prisonniers. D’ailleurs trois jours après le fameux transfèrement des prisonniers, il y a eu encore un cas de meurtre après vol chez un pasteur, dans la commune de la Rwashi, au quartier Shindayika; beaucoup d’autres maisons au quartier Kalubwe sont visitées et les coins de la ville sont secoués chaque jour ; qui en sont les auteurs ? », S’est-il interrogé.
« Notons que d’autres renseignements corroborent les accusations portées contre quelques autorités policières et militaires selon lesquelles elles seraient aussi pour beaucoup dans cette affaire d’insécurité grandissante et loin d’être rapidement finie comme les Lushois le souhaitent », a-t-il conclu.
« Nous en appelons à la prise de conscience de tous ceux qui ont même ne fût-ce qu’une petite parcelle du pouvoir : exécutif provincial, assemblée provinciale, services provinciaux de sécurité et le gouvernement national, pour envisager des actions de grandes envergures, trouver des solutions idoines pour rétablir la paix et renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens », s’est exprimé une des victimes de l’insécurité dans la commune de la Rwashi.
Il sied de rappeler que la police a été dotée en motos et véhicules pour permettre sa mobilité et quelques moyens nécessaires sont mis à la disposition des services de sécurité de la province par le chef de l’exécutif provincial, afin qu’ils accomplissent correctement leur mission régalienne.
Gédéon ELONGA/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
