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REC : Prisca Manyala suspendue de son poste de présidente nationale
La présidente nationale de la Représentation Nationale des Etudiants du Congo ( Rec), Prisca Manyala, est suspendue pour deux mois par le Comité de Sages de cette structure qui réunit les étudiants de la RDC.
Dans une décision prise le 07 février et rendue publique ce vendredi 14 février, dont la primeur a été réservée à CONGOPROFOND.NET, le Comité des Sages de la Rec fait savoir, entre autres, que la présidente nationale de la Rec a été désavouée par les membres de son comité. À cela s’ajoutent d’autres griefs qui motivent la décision du Cosa, très pertinentes et compromettantes les unes que les autres.
Le Comité des sages de la Rec charge Prisca Manyala d’être à la base du mouvement des étudiants sur la fixation des frais académiques, mouvement qui a occasionné des actes de vandalisme de la part des étudiants et la fermeture provisoire de l’Université de Kinshasa qui s’en est suivie. Pour le Comité de sages, Prisca Manyala a, en effet, refusé de mettre en oeuvre les recommandations des résolutions prises à ce propos en décembre 2019.
Le document portant décision de suspension de la Rec indique que Prisca Manyala ne tombe pas seule. Son premier-vice président, Henschel Kimanga, est suspendu aussi. C’est l’étudiant Reagan Kitengie, deuxième vice-président national, qui va assumer l’intérim de la prédisente nationale.
Le Comité des Sages, indique le document, promet de siéger au bout de deux mois en vue d’évaluer la situation avant de décider si Prisca Manyala va reprendre son poste ou pas. En attendant, il enjoint la présidente suspendue de n’entreprendre désormais aucune entreprise engageant la Rec, et les autorités du pays en empliation de prendre acte de la décision.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
