Connect with us

À la Une

Affaire « Dolly Makambo » : le FCC en colère contre la coordinatrice de l’UFEVEA

 

Alors que la condamnation du ministre provincial de l’Intérieur Makambo Nawezi Dolly, à 10 ans de servitude pénale par la Cour militaire, est favorablement accueillie par une bonne frange de l’opinion, quelques personnes tapies dans l’ombre ont plutôt rejeté cette décision de justice.

Parmi elles, des compagnons politiques de l’ancien ministre, membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie ( PPRD), formation politique phare du Front Commun pour le Congo ( FCC).

Ceux-ci ont désapprouvé l’arrêt rendu le 21 novembre 2019 par la Cour militaire dans cette affaire condamnant le ministre provincial de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, haut cadre du PPRD.

Pire, certains d’entre eux n’ont pas hésité de proférer des menaces publiques, le jour du verdict, à l’endroit des organisations de défense des droits de l’homme et des mouvements associatifs. Dielombaka Zolela Lena, la coordonnatrice de l’UFEVEA, structure qui a apporté son assistance à la veuve et aux orphelins du gestionnaire de l’hôpital assassiné, a fait savoir à la police les menaces de mort dont elle a fait l’objet de la part des personnes se reclamant du FCC, plate-forme politique à laquelle appartient Makambo Nawezi Dolly.

En effet, depuis la condamnation du ministre, elle est obligée ainsi de vivre en clandestinité parce qu’ayant peur des représailles de certains caciques du régime Kabila. Plusieurs membres de sa structure, l’Union des femmes veuves et enfants abandonnés (EFEVEA), ont rapporté que madame Dielombaka Zolela Lena a fait savoir ses craintes de voir ces personnes s’en prendre à sa famille, parce qu’ayant assisté les orphelins du défunt Belvis Nkuku, administrateur du centre de santé Vijana, assassiné par un des policiers dépêchés sur le lieu par Makambo Nawezi Dolly et consorts.

A en croire plusieurs sources, la famille politique de Makambo Nawezi Dolly s’organiserait à traquer les personnes sensées soutenir la partie civile lors de ce procès qui a fait couler encre et salive. Objectif final : venger leur camarade.

Dossier à suivre.

P.B.B./CONGOPROFOND.NET