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Tensions USA/IRAN : la puissance américaine mise en jeu ?( Tribune de Cyprien Kapuku/ Journaliste et chercheur en Relations internationales)
Tout comme la carte du monde a été redessinée au lendemain de la deuxième guerre mondiale en fonction de puissances victorieuses, sans prétendre à la troisième guerre mondiale, les tentions actuellement entre Washington et Téhéran sont d’un enjeu majeur surtout pour les Etats-Unis dont la puissance militaire est mise en jeu. Ce sera une occasion pour ce pays de l’Amérique du nord, déjà superpuissance mondiale, d’assumer ce statut ou le perdre.
Dans le conflit qui oppose l’Iran aux Etats-Unis, les empoignades sont redoutées, puisque rien n’indique encore que les protagonistes baisseront leurs gardes. L’Iran cherchera toujours à se venger contre la mort de son tout puissant général Quassem Soleimani, victime d’un assassinat ciblé de la part des forces américaines.
Pour la République islamique, l’acte posé par les Américains n’est rien d’autres qu’un acte de guerre. « Les Etats-Unis ont commis une erreur stratégique, ils la payeront, ils auront de mauvais jours devant eux », n’a pas tardé à réagir le président iranien Hassan Rohani, après la mort du cerveau moteur de la branche de Gardiens de la Révolution.
Il y a du plomb dans l’air, personne ne sait à quoi ressembleront les représailles iraniennes. Si en termes de la géopolitique des puissances, l’Iran n’est pas encore décrite comme une puissance militaire à proprement parlé, il y a lieu de reconnaitre que ce pays dispose quand-même d’une forte capacité de nuisance. C’est en cela qu’il compte faire mal aux USA dont il considère à ce stade comme Israël, l’éternel protégé américain.
Reste à savoir si l’Iran passera à l’acte alors que les appels à la retenue se multiplient.
Le patron de l’ONU, la Chine, France, l’Allemagne appellent à la désescalade. Seront-ils entendus ? La question est posée, et comment les USA réagiront- ils si jamais Téhéran procédait aux représailles ? Une autre question qui vaut son pesant d’or.
C’est ici que tout le monde attend les Etats-Unis, car l’issue des tensions déterminera le statut à donner à cette super puissance. Le scénario risque de ressembler à celui de la fin de la deuxième guerre mondiale où l’Allemagne, le Japon ou encore l’Italie avaient perdu de leur hégémonie. Plus grave pour l’empire du soleil levant qui a même perdu le droit de disposer d’une armée offensive, une perte de sa souveraineté, lorsqu’on sait que disposer d’une armée fait partie des attributions souveraines des Etats.
Deux scenarii plausibles
Si jamais les tensions actuelles entre les Etats-Unis et l’Iran entraient dans sa phase redoutable, pour beaucoup cela ressemblerait à un gala de boxe mondial, dans lequel le champion américain jouerait sa ceinture. Evidemment, la situation pourra être celle-là. Dans cet univers des relations internationales où les rapports sont d’une rare complexité, toute action projetée en dehors de ses frontières devra faire l’objet d’une intelligence décisionnelle, parce qu’il y va de la crédibilité de celui qui pose les actes. C’est le cas tout récemment de la Russe de Poutine qui est sortie ragaillardie après l’annexion, sans forcer les muscles, de la Crimée.
Dans le plan des Etats-Unis, même s’ils ne le disent pas ouvertement, l’idée consiste à réduire sensiblement l’influence grandissante de l’Iran au Moyen-Orient. Si à l’issue de ce conflit presque déjà ouvert, les Etats-Unis parvenaient à atteindre cet objectif, c’est leur renommée qui gagnera en puissance. Et l’occasion sera bonne pour tenir à respecter les autres puissances qui envisageraient imiter l’expérience iranienne. De ce point de vue, les Etats-Unis ne seront plus que jamais reconnus comme superpuissance, capable de chercher et préserver leurs intérêts au-delà de leurs frontières, surtout dans ce contexte caractérisé par l’émergence de plusieurs puissances moyennes. Certes, le pari est assez risqué, mais le pays de l’oncle Sam tient à ses nouvelles inventions militaires, Donald Trump avait d’ailleurs eu le temps de le souligner dans l’un de ses twittes, son réseau de communication par excellence. On voit bien que pour les Etats-Unis, l’objectif serait aussi d’affirmer sa puissance militaire de plus en plus mise en doute depuis la montée de la Chine et la reconstruction de l’arsenal militaire russe. L’enjeu est donc de taille.
Sur ces entrefaites, deux scénarii sont plausibles. Soit les Etats-Unis sortent ragaillardis dans ce conflit, soit ils en sortent diminués.
Dans la première hypothèse, c’est sa suprématie qui va davantage se consolider. Du Coup, ils auront indirectement donné un signal fort à ceux qui pensent qu’ils ne sont plus les Etats-Unis d’il y a quelques années.
En réalité, si Washington s’en sortent bien, c’est aussi le dossier de la péninsule coréenne qui pourra connaitre des modifications. Autant dire que le face-à-face tendu Washington-Téhéran est loin d’être une affaire des deux pays. C’est ce qui fait craindre l’embrassement au cas où les tensions ne seront pax rapidement apaisées. Sans doute, les adaptes de la troisième guerre mondiale verront leur prophétie s’accomplir.
Dans la deuxième hypothèse, c’est-à-dire plus ou moins l’échec de Washington, c’est équilibre de forces qui va certainement changer. Les Etats-Unis auront perdu leur aura. Cette situation pourra également pousser les alliés américains de la région à réfléchir deux fois, parce qu’ils ne seront plus être en mesure d’être protégés par les USA. Vont-ils se retourner du côté de la Russie ou de la Chine, ou vont-ils consentir à l’influence de l’Iran ? Un fil de questionnement qui laisse croire que tout est possible en relations internationales : les ennemis d’hier peuvent devenir les amis d’aujourd’hui et ainsi de suite. En un mot : tout est question de rapport de force.
Wait and see.
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
