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Affaire « 6 millions de USD » : la communication du chef de l’État trop faible, inaudible, contradictoire, et parfois anachronique
Plusieurs contradictions ont émaillé la presse présidentielle depuis le tôlé général suscité par l’affaire de 6 millions de USD prévus pour l’organisation des célébrations de l’AN 1 de l’alternance démocratique à la tête du pays.
Il est apparu clairement plusieurs contradictions dans la communication présidentielle qui, au regard des plusieurs personnes, a été nefaste pour l’image du chef de l’Etat au point que les plus grandes critiques ont été les propres combattants de l’UDPS dont le président intérimaire a déclaré tout haut à Kananga que le père et la mère de l’alternance, c’est le peuple. Et ce, contrairement à l’image de deux personnes dont les effigies devaient orner le nouveau billet commémoratif de cet événement.
Il est donc temps pour le président de la République de se trouver une autre équipe des communicateurs de choc !
Une équipe qui brave les tempêtes et prête à aller au-devant du défi, des challenges et de l’information tous azimuts, pas nécessairement pour « défendre » le boss, ce qui n’est pas en l’occurence leur job-description, mais pour apporter de la lumière sur certaines questions qui créent généralement et inutilement les polémiques et les intox sur la place publique.
Les professionnels des médias qui entourent le Chef de l’État comme Abraham Luakabanga, Giscard Kusema, Charles Kilosho sans oublier les porte- paroles Kasongo Mwema Yamba-Yamba, ou la bellissima Tina Salama sont certes à leur place, mais le constat est qu’ils se comportent plus en « politiques », qu’en porte-parole du président de la République.
Ils ont du mal à faire sortir le président de la République du carcan de la coalition pour mettre en avant son action, ses faits et gestes, ses promesses et réalisations.
Eux, ce sont des hommes du président, tout comme les body-guard, qui peuvent « mourir » pour lui, mais dans leurs comportements et réactions, on ne voit rien de tel.
« Les porte-parole ne sont pas des politiques, mais des rapporteurs de ce qui se passe, des éclaireurs de l’action du chef auprès des citoyens ordinaires qui n’ont pas la bonne compréhension des affaires d’État, » a dit Babi Kundu, spécialiste en droit congolais et avocat au barreau de Kinshasa.
Les porte-parole sont ceux qu’on peut qualifier vulgairement des « ATALAKU » du président.
Ils parlent pour lui et pour son compte.
Ils doivent être au front jour et nuit et éteindre tous les incendies qui se déclarent, bien sûr en harmonie avec la vision du chef de l’État lui-même.
Ce ne sont pas des politiques mais des « COMMUNICATEURS, » un point, un trait.
Imaginez la rétorque de Kasongo Mwema dans son tweet lorsqu’il affirme en gros que « le Chef a compris…il n’y aura pas d’ORGIES pour l’an 1 de l’alternance »!
C’est calamiteux comme communication!
En d’autres termes, le propre porte-parole en chef du président de la République reconnait en filigrane que fête allait y avoir, que le chef de l’État a été pris à défaut, qu’il a fait un rétropédalage et vient d’annuler donc les ORGIES !
C’est tout simplement catastrophique une telle communication qui va plus dans le sens d’accuser le chef de l’État que de l’absoudre.
On ne présente pas un renoncement du chef comme ça, car un chef ne se trompe jamais, il est plutôt un arbitre!
Il est d’ailleurs opportun dès à présent de tracer définitivement la ligne entre le porte-parole du gouvernement, et les porte-parole du chef de l’État.
Seul le premier est astreint à des réserves généralement quelconque dans sa communication car il informe sur les actions du gouvernement tout entier, tandis que les autres sont eux, à la traîne de ce qui se passe et au niveau de l’État, mais surtout, dans les coulisses du président de la République, sans évidemment interférer dans les refrains du gouvernement.
Jusque-là, l’opinion publique n’est pas encore convaincu de ces porte-parole: ils sont faibles et ne parlent pas assez du chef de l’État. Certains sont même impliqués dans de petites combines de commissions et rétro-commissions, allant jusqu’à se créer leurs propres médias qu’ils vont accréditer à la présidence de la République en lieu et place des médias qui ont réellement pignon sur rue !
Espérons qu’ils ne passent pas simplement leur temps à profiter de l’air conditionné et du Wi-Fi gratuit du palais de la nation ! Dans ce cas, ils feront peut-être mieux de suivre des cours de rattrapage chez Sankara de Kunta ou Blanchard Mosaka, deux célèbres » communicateurs » qui, contre vents et marrées, ont fait preuve de leurs aptitudes à imposer l’image de marque de leurs boss.
La communication étant à la fois une science, un art et une technique, devrions-nous toujours le rappeler.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
