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MONUSCO : prolongation du mandat adoptée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité

A 24 heures de l’expiration du mandat de la MONUSCO, sa prorogation a été adoptée par le Conseil de sécurité à l’unanimité de ses 15 membres, ce jeudi 19 décembre 2019 à New-York aux États-Unis d’Amérique.

À cette occasion, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a, dans son rapport, autorisé le maintien d’un effectif maximum de 14.000 militaires, 660 observateurs militaires et officiers d’état-major, 591 policiers et 1.050 membres d’unités de police constituées.

Aussi, a-t-il approuvé le déploiement, à titre temporaire, de 360 membres supplémentaires d’unités de police constituées, à condition qu’ils soient déployés en remplacement du personnel militaire.

Par la même occasion, le secrétariat général des Nations-Unies est invité à envisager de réduire encore les effectifs militaires et la zone d’opérations de la MONUSCO compte tenu de l’évolution positive de la situation sur le terrain, en particulier dans les régions où les groupes armés ne posent plus de réelle menace.

Le Conseil a instamment demandé à la MONUSCO de collaborer avec le Bureau de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, afin de rechercher des solutions politiques pour mettre fin aux flux transfrontaliers de combattants armés, d’armes et de minerais provenant de zones de conflit, qui menacent la paix et la stabilité en RDC.

Dans le cadre de son mandat renouvelé, la MONUSCO est priée de veiller à ce que l’appui fourni aux opérations menées par les forces de sécurité nationales, notamment sous la forme de rations ou de carburant, ne le soit que dans le cadre d’opérations conjointes, planifiées et exécutés en commun. « Cet appui doit faire l’objet d’un contrôle et d’un examen minutieux et soit strictement conforme à la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme » de l’ONU, « faute de quoi cet appui sera suspendu », a prévenu le Conseil.

Convient-il de souligner que le maintien de la Monusco en RDC ne fait plus l’unanimité comme c’était le cas avant. Une frange de l’opinion accuse la MONUSCO d’être trop large face aux attaques des présumés ADF dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Récemment, plusieurs manifestations se sont déroulées dans cette partie de la République pour exiger son départ.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET