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4è CNRPF : vivement le suivi des recommandations soumises à l’État, aux partenaires et au CTMP
Les rideaux de la 4ème Conférence Nationale pour le Repositionnement de la Planification Familiale se sont tombés le jeudi 5 décembre 2019 au Fleuve Congo Hôtel.
Autour du thème « Émergence de la RDC en 2030, Place et rôle de la Planification familiale », ces assises ont été organisées par le Comité Technique Multisectoriel Permanent de la Planification Familiale du 3 au 5 décembre 2019.
Elles ont été sanctionnées par l’engagement du gouvernement, par l’entremise du ministère de la Santé, de s’impliquer davantage sur les questions de planification familiale.
Quant au Comité Technique Multisectoriel Permanent, il s’est dit satisfait des résultats obtenus et a salué l’implication des partenaires, bailleurs ainsi que du gouvernement congolais.
Les recommandations
A l’issue de la 4ème Conférence Nationale pour le Repositionnement de la Planification Familiale en RDC, les participants ont formulés plusieurs recommandations.
Au CTMP, ils ont demandé d’organiser l’évaluation finale du Plan Stratégique National à vision multi Sectorielle (2014-2020) et d’écrire le nouveau Plan Stratégique de Planification Familiale pour la période 2021-2025 avec un regard à l’horizon 2030 et un accent sur plus de services pour les Adolescents et Jeunes. Mais également d’encourager la recherche pour identifier des stratégies afin d’atteindre le nombre optimal d’enfants par femme pour contribuer à l’émergence de la RDC et de considérer les autres initiatives internationales pour des activités de santé sexuelle et reproductive plus intégratives, gage de démarche efficiente vers la couverture sanitaire universelle.
Du côté du secteur privé, il a été recommandé d’investir davantage dans la Planification Familiale dans le Cadre de la Responsabilité Sociale et Sociétales des entreprises minières.
Pour ce qui est des Institutions de la République, elles sont appelées à matérialiser les engagements pris à Addis Abeba en 2013, renouvelées en 2016 à Bali( Indonésie) et en décembre 2019 à Kinshasa à l’occasion de cette 4ème Conférence Nationale, y compris le décaissement et l’utilisation des fonds. Aussi, devront-ils initier des réformes courageuses qui mettent l’accent sur la santé et l’éducation des femmes, des réformes pour s’assurer que les entreprises minières intègrent dans leurs cahiers des charges les interventions sur la planification familiale et, bien entendu, soutenir l’intégration du service de la planification familiale dans les structures sanitaires des Entreprises minières directement ou indirectement par des soutiens en intrants et autres renforcements des capacités des prestataires à travers les différentes zones de santé.
Au FP2020 et ses constituantes, il leur faudra augmenter les investissements en Planification Familiale pour la RDC et mobiliser des nouveaux investissements en faveur de la RDC, mais aussi mettre en place le Partenariat de l’Afrique Centrale avec son siège à Kinshasa, à l’instar du Partenariat de Ouagadougou.
Plusieurs observateurs ont salué la pertinence de ces recommandations, mais ont aussi appelé à un suivi permanent de leurs exécutions.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
