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RDC : en retraite politique à Kisantu, le FCC renouvelle sa loyauté à J. Kabila
Cloture des travaux de la première retraite politique du Front commun pour le Congo ce jeudi 28 novembre à Mbuela Lodge à Kisantu dans la province du Kongo Central. À cette occasion, les participants ont adressé toute leur gratitude et renouvelé leur loyauté à leur Autorite Morale Joseph Kabila Kabange pour le soutien appuyé leur manifesté, à travers sa présence physique.
En attendant la restitution des recommandations à l’opinion, les participants ont exprimé leur soutien aux institutions de la République et à la coalition FCC/CACH, ainsi que leur solidarité aux populations douloureusement affectées, ces derniers jours. À ce sujet, le Front commun pour le Congo, par le biais de Néhémie Mwilanya Wilondja, a appelé les institutions de la République à prendre, sans délai, des dispositions qui s’imposent pour arrêter les violences et à apporter l’aide humanitaire à la population en détresse du fait des catastrophes naturelles et des effets néfastes de l’action meurtrière des groupes armés et terroristes tant à Beni que dans le territoire d’Uvira et Fizi.
Au terme de cette activité politique, après échange francs et constructifs, des recommandations pertinentes ont été adoptées par les participants en rapport notamment avec l’organisation et le fonctionnement ainsi que les référents idéologiques et programmatiques du FCC et les questions relatives au fonctionnement des institutions issues des élections et de la coalition FCC-CACH ainsi qu’aux préoccupations sociales et sécuritaires de la population congolaise.
Des recommandations pertinentes y relatives, précise l’élu de Fizi Néhémie Mwilanya Wilondja, ont été adoptées et seront rendues publiques solennellement devant l’autorité morale Joseph Kabila Kabange sous peu.
Au cours de ces assises, rappelle-t-on, le FCC a réfléchi au delà des victoires d’aujourd’hui. Cela pour permettre au FCC de se hisser à la hauteur des enjeux futurs ».
Néhémie Mwilanya avait appelé les participants à proposer autre chose pour les joutes électorales de 2020, contrairement à ce que proposait lors des dernières élections générales de décembre 2019.
« L’autorité morale invite les participants à réfléchir sur la consolidation de la stratégie de proximité jugée plutôt faible lors de la dernière élection présidentielle. Il me semble que notre message, notre bilan n’ait pas été suffisamment entendu avec le même retentissement dans les zones éloignées autant que des grands centres urbains », a dit Néhémie Mwilanya au cours de son discours d’orientation à l’ouverture de la retraite politique à Mbuela Lodge.
Aussi, avait-il invité les sociétaires du FCC à répondre également à la dichotomie troublante traduite par le triomphe de sa plateforme aux législatives nationales et provinciales alors que dans les mêmes circonstances, le candidat à la présidentielle a été clairement en difficulté.
L’aspect diplomatique était également à l’ordre du jour. À ce sujet, Néhémie Mwilanya avait rappelé la nécessité de bien étudier la voie par laquelle le FCC pourrait à son bon endroit relancer un dialogue avec tous les partenaires en s’appuyant notamment sur la diplomatie parlementaire.
L’évaluation de la constitution de 2006 ainsi que les réformes majeures qui s’en sont suivis dans tous les secteurs de la vie nationale afin d’apporter les correctifs aux dysfonctionnements constatés.
MUAMBA CLÉMENT/Envoyé Spécial à Mbwela Lodge à Kinsatu au KONGO CENTRAL
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
