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RDC : voici pourquoi l’UE soutient les activistes de la Société civile
Présent à la cérémonie d’ouverture du 2ème Forum national de la Société civile à Kinshasa, l’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Jean Marc Chataignier, a vivement encouragé les activistes à l’unité. Pour lui, la Société civile de la RDC aspire à travailler dans l’unité, à être forte et professionnelle. » Nous ne pouvons que l’encourager dans ce sens », a-t-il martelé le mardi 26 novembre 2019 au Pullman Grand Hôtel.
Face à près de 200 participants à ces assises dont le ministre près le président de la République, André Kabanda Kana, et la représentante de Diakonia, le diplomate a souligné le rôle important qu’a joué la société civile pour l’avènement de l’actuel ordre politique. « Les présentes assises de la société civile en République Démocratique du Congo se tiennent dans un contexte particulier marqué par la première transition pacifique du pouvoir à la suite des élections tenues en décembre 2018. Ce processus n’aurait pu déboucher et réussir sans l’engagement de centaines de milliers de femmes et d’hommes de la société civile congolaise pour la défense de leurs idéaux et valeurs. Ce forum ne saurait naturellement qu’être dédié à tous ces citoyens-acteurs de la démocratie, dont certains ont même perdu la vie dans leur combat pour la liberté. Nous nous souvenons de leurs sacrifices et nous nous devons de les honorer », a déclaré Jean Marc Chataignier.
Notons qu’entre 2008 et 2018, l’Union Européenne a consacré 20 millions d’euros dans le cadre de sa coopération avec le Gouvernement de la RDC pour le renforcement des capacités de la société civile. Dans le prolongement de cette action, le diplomate européen a annoncé la signature avec le ministre des Finances d’une nouvelle convention de 12 millions d’Euros pour un « programme d’appui à la participation citoyenne de la société civile ».
Cependant, Jean Marc Chataignier a précisé les motivations essentielles du soutien de l’UE à la société civile congolaise en ces termes : « Le soutien de l’Union européenne en faveur de la société civile congolaise vise à la soutenir dans sa triple-mission de : prestataire de services sociaux de base; actrice de gouvernance pour une croissance inclusive et durable à travers sa participation aux dialogues sur les politiques publiques, conformément à l’Accord de Cotonou qui nous lie ; actrice naturelle de changement par le dialogue et la veille citoyenne ».
Notons que durant quatre jours, les acteurs de la Société civile vont échanger sur le thème central : « Repenser le rôle des Organisations de la Société civile ».
Ce vaste sujet sera décliné sous plusieurs thématiques, notamment la gouvernance économique, la sécurité, la décentralisation, la responsabilité et engagement de la Société civile, le partenariat entre la Société civile et les partenaires techniques et financiers, le partenariat entre le pouvoir public et les Organisations de la Société civile, l’autonomisation de la Société civile, la pérennisation, l’enjeu du genre et la transition numérique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
