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Budget 2020 : Geneviève Inagosi, avocate du Haut-Uėlė

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 » Dans le cadre de la réunification routière, il était prévu de bitumer progressivement les routes assurant la liaison entre les chefs-lieux et les grands centres. Où en sommes-nous pour les provinces issues du démembrement de l’ancienne province Orientale? ». C’est la préoccupation exprimée par la députée nationale Geneviève Inagosi Bulo Ibambi Kassongo.

L’élue de la circonscription électorale de Wamba et ministre honoraire du Genre intervenait lors du débat général sur le projet de loi des finances 2020 présenté par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Geneviève Inagosi est revenue encore une fois à la charge pour défendre la cause de l’actuelle province du Haut-Uėlė, longtemps marginalisée. Elle espère que cette province, son terroir, va également bénéficier des infrastructures de base et en priorité le bitumage de la RN 25 Niania-Isiro qui passe par le territoire de Wamba.

Une autre question posée au Premier ministre par la députée Inagosi était celle de savoir quand est-ce que le gouvernement va sérieusement se pencher sur la question d’insécurité créée par les groupes armés LRA (Ougandais), des rebelles Sud soudanais et des ėleveurs Mbororos? Elle a tenu à rappeler que ces rebelles disposent jusqu’à ce jour, d’armes à feu pour leur auto-défense et violent. Ils tuent et leurs cheptels ravagent tout sur leur passage. « À ce sujet, la population du Haut-Uėlė attend de vous et de votre gouvernement leur cantonnement suivi de leurs rapatriements vers leurs pays d’origine », a insisté l’élue de Wamba.

Se souvenant des assises nationales sur le coulage des recettes organisées en mai 2013, Geneviève Inagosi dit avoir constaté que nombreuses mesures emblématiques restent encore non appliquées à ce jour, notamment la mise en place d’un cadre vertueux qui puisse favoriser la prise de conscience pour une meilleure gestion du bien commun, bref un changement des mentalités fixė sur le civisme fiscal. En 2013, les experts estimaient déjà que 15 milliards de dollars soit le double des ressources mobilisées en 2019 échappaient au trésor public.

Dans l’entendement de la députée de Wamba, il ne sera pas facile de mobiliser près de 17 mille milliards de francs congolais soit un taux d’accroissement sacrificiel de 63% par rapport à 2019. Geneviève Inagosi estime qu’en se constituant une très bonne équipe des plombiers vertébrés, le Premier ministre Ilunga saura identifier les points de fuite, sanctionner et ramener le maximum de flux financier échappant au trésor public.

Une autre plainte exprimée par la députée Geneviève Inagosi c’est l’absence dans le projet du budget 2020, des prévisions des dépenses en rapport avec les élections de 2023. Elle a en outre voulu avoir des assurances du Premier ministre sur l’organisation effective des élections locales, urbaines et municipales. A cela s’ajoute, le parachèvement du processus de la décentralisation administrative et financière. Car, a-t-elle fait remarquer, les certaines directions administratives, les régies financières sont jusqu’à ce jour non dėmembrėes. Et cela cause un dysfonctionnement dans la chaîne administrative. Députée nationale et membre du Front commun pour le Congo(FCC) appartenant au groupe parlementaire « Alliance pour l’Avenir », Geneviève Inagosi est parmi les élus ayant opté pour la recevabilité du projet de loi des finances 2020 en vue de son examen approfondi en commission.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

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Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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