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RDC : Jeanine Mabunda a lancé les travaux du réseau parlementaire de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme
C’est ce lundi 18 novembre 2019 que la présidente de l’Assemblée nationale,
Jeanine Mabunda Lioko, a lancé les travaux du réseau parlementaire de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme au palais du peuple. Cette session durera deux jours successifs au temple national de la démocratie.
Souhaitant la bienvenue à toute les délégations de pays membres de la Francophonie, la présidente de l’Assemblée nationale a montré aux hôtes de la RDC le bien-fondé de ces assises. Jeanine Mabunda a souligné que ces trois endemies « Sida, tuberculose et paludisme », sont des fléaux pour la région et les efforts nécessaires doivent être constamment fournis, pour réduire les nombres des cas atteints par ces maladies. Plus de 35 millions de personnes sont mortes d’infections liées au Sida, et plus de 35 millions vivent avec les VIH à travers le monde. Plus d’un million de personnes mortes de tuberculose en 2016, ce qui fait d’elle la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde.
Pour le paludisme, la présidente de l’Assemblée nationale a fait constater que la majorité des morts sont des enfants de moins de cinq ans. » C’est dans ce cadre que la communauté internationale s’est engagée d’ici à l’horizon 2030, à l’éradication définitive de la maladie du sida, le paludisme et la tuberculose qui sont des menaces pour la santé publique », a-t-elle martelé.
C’est en cette circonstance que Didier Reverra, président du réseau, a annoncé après ce mandat, sa retraite mais, sera tout de même disponible pour le partage de ses expériences. « J’annonce ma retraite mais membre de l’APF », a-t-il indiqué.
Le réseau parlementaire de lutte contre le VIH/Sida à été créé par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, en partenariat avec l’ONUSIDA suite à la résolution sur le renforcement de la lutte contre le Sida en Afrique adoptée à Yaoundé au Cameroun le 07 juillet 2000. Espace d’échange et de confrontation des idées et des stratégies. Il est aussi un lieu de sensibilisation et de promotion d’actions en matière de lutte contre les trois maladies.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
