À la Une
RDC : « Lamuka » en conclave le 20 novembre
Le présidium de la coalition Lamuka sera en conclave la semaine prochaine, » avait annoncé Adolphe Muzito sur son compte Twitter.
Selon les informations proches du praesidium de la coalition Lamuka, c’est le mercredi 20 novembre 2019 que se tiendra cette conclave.
Bien que le lieu de la réunion n’est pas indiqué, la coalition Lamuka insiste sur le fait que le Presidium se réunira pour évaluer la situation politique actuelle et pour le transfert du flambeau de la présidence tournante de JP Bemba à Adolphe Muzito.
Pour la coalition, « les leaders apportent une valeur ajoutée en se mettant au service des autres ».
Réunis de manière improviste à Rome à la suite de la création du cardinalat de Mgr Fridolin Ambongo, les principaux leaders de Lamuka dont Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Adolphe Muzito éprouvent d’énormes difficultés pour se mettre ensemble notamment sur le poste de porte-parole de l’opposition.
Depuis la prise de direction de Lamuka par Jean-Pierre Bemba, qui est fin mandat depuis octobre dernier et qui devrait être succédé par Adolphe Muzito, la coalition n’arrive presque pas à parler d’une même voix et les différents camps se tirent à boulet rouge.
Plusieurs engagements prisent lors de la dernière réunion de Lubumbashi n’ont pas été suivis d’effectivité y compris la présidence de JP Bemba qui est passée comme un vent.
Après les départs de Matungulu et de Mbusa Nyamuisi, voici comment se présente l’ordre de la présidence tournante de Lamuka :
Moïse Katumbi ChapweJean -Pierre Bemba Gombo – Adolphe Muzito Fumutshi – Martin Fayulu Madidi
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
