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RDC-Gabon (CAN Cameroun 2021) : le Dircab du ministre des Finances accusé de bloquer les dossiers
La RDC reçoit le Gabon ce jeudi 14 novembre au stade des Martyrs dans un match comptant pour la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021. Quatre jours plus tard, les fauves feront le déplacement de Banjul pour affronter la Gambie à la faveur de la deuxième journée. Mais la préparation des fauves congolais qui doit normalement débuter ce mardi 12 novembre risque d’être bâclée faute d’appui financier.
Dans les milieux de football, on accuse le Directeur de cabinet du ministère des Finances de bloquer tous les dossiers concernant les Léopards.
« Depuis l’arrivée du professeur Ngonga aux Finances, rien ne semble marcher en faveur des sportifs. Les Léopards/ football n’ont jamais reçu leurs primes des rencontres amicales contre l’Algérie et la Côte d’Ivoire, alors que le Budget avait déjà fait passer les deux dossiers. Cette fois-ci encore, le Budget a déjà ordonnancé les dossiers des matches contre le Gabon et la Gambie, mais ces derniers traînent encore, selon nos informations, dans les signataires sur la table du directeur de cabinet Ngonga », s’alarme un responsable proche de ces dossiers.
Aux dernières nouvelles, on apprend que les sportifs projetteraient une manifestation de protestation simultanément à la Primature et au ministère des Finances, question de secouer ou faire secouer le Dircab qui sommeille.
Entre temps, le contingent des Léopards arrive déjà depuis le dimanche dernier. L’attaquant vedette Cédric Bakambu a foulé le sol congolais depuis les après-midi de ce lundi 11 novembre. Il était même accueilli par sa mère à l’aéroport de N’Djili. 25 Léopards sont donc attendus pour ces deux matches.
Aux dernières nouvelles, l’axial de VClub, Ava Dongo, a été rappelé pour palier à l’absence de Glody Ngonda (Dijon en France) blessé.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
