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RDC/Nord-Kivu : Mme «Venerande», épouse du sinistre Issa «Chauffeur», gourou des ADF/MTM, aux arrêts !

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Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), qui ont lancé depuis le 30 octobre des opérations de grande envergure contre les groupes armés à l’Est du pays, ont conquis et contrôlent depuis le 07 novembre dernier une grande partie de Mayangose, localité à partir de laquelle les ADF orchestraient des atrocités et des assassinats contre les habitants de la ville de Beni, dans le Grand Nord, rapporte le commandant du Service de Communication et d’information des forces armées (SCIFA) et porte-parole des FARDC, le général-major Léon Richard Kasonga, dans un communiqué remis dimanche à CONGOPROFOND.NET.

Ces opérations ont en outre abouti à l’arrestation à Karuramba, localité située à 7 km au nord de Butembo, de Mme «Venerande», épouse du sinistre Issa, alias «Chauffeur», sujet tanzanien, gourou et chef de l’ADF/MTM, selon le même communiqué.

Les forces loyalistes qui mènent ces opérations avec détermination, professionnalisme et circonspection ont, en plus, neutralisé 28 rebelles dont 19 capturés dans la localité de Kisala, à environ 10 km de Butembo.

Par ailleurs, les FARDC ont neutralisé le 09 novembre dernier le général FDLR Juvénal Musambimana, alias «Jean Michel Africa», commandant des FDLR RUD, avec quatre de ses gardes du corps, dans la localité de Makoka, groupement Binza, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, annonce la même source.

A Nyongera, dans ce même territoire de Rutshuru, les FARDC ont mis la main sur une certaine «Fifi Nzigire Kanozire» qui transportait une importante quantité des munitions en vrac de Kalachnikov et des tenues de la «Garde Républicaine», a encore indiqué le porte-parole des FARDC, ajoutant que d’autres armes ont été récupérées à Ngesha, dans le territoire de Masisi.

Dans le cadre des opérations analogues menées au Sud-Kivu, le général-major Léon Richard Kasonga signale que les FARDC ont mis hors d’état de nuire 7 miliciens, le 02 novembre dernier, et récupéré plusieurs armes et effets militaires à Mwera, dans le territoire de Fizi.

Tandis qu’à Kalemie, dans la province du Tanganyika, le commandant SCIFA rapporte que l’on assiste à un «véritable festival de reddition» grâce à la pression militaire exercée de manière professionnelle par les FARDC. Il indique également que certaines armes prises à la MONUSCO par les «Mai-Mai» en date du 18 mai 2018 à Kabeya Mayi, dans le territoire de Nyunzu, sont aujourd’hui récupérées.

Aussi, les FARDC saisissent cette occasion pour «réitérer leur main tendue à l’endroit des groupes armés qui doivent déposer sans délai les armes faute de quoi ils seront contraints par la force parce qu’ils n’ont aucune possibilité de résister à la force de frappe de l’armée nationale», prévient le général-major Kasonga qui rassure, dans son communiqué, que dans la conduite de ces opérations d’envergure qu’elles mènent actuellement, les FARDC respectent les droits de l’homme, le droit international humanitaire, les règles d’engagement et elles restent déterminées à protéger la population congolaise jusqu’au sacrifice suprême.

Les FARDC saluent la solidarité et le patriotisme de la LUCHA

Par ailleurs, les FARDC saluent, dans le même communiqué, «la solidarité et le patriotisme manifestés par la Lutte pour le changement (LUCHA) qui s’est illustrée, dans la localité de Oicha, par des dons en nature, acte hautement apprécié et qualifié d’effort de guerre par les forces loyalistes».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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