À la Une
Katumbi à Goma : voici les temps forts de son discours face à la population
Arrivé à Goma ce samedi 26 octobre, Moïse Katumbi président de « Ensemble pour le Changement » a tenu un meeting devant plusieurs de ses partisans après une longue procession dans les principaux artères de la ville.
Plusieurs points ont été abordés au cours de son meeting, en voici les principaux:
Parlant de sa probable réconciliation avec Joseph Kabila, Moïse Katumbi se dit qu’il n’est pas en politique par opportunisme.
« Je ne suis pas un politicien opportuniste, je ne fais pas la politique pour l’argent, et celui qui peut me corrompre n’est pas encore né. Mon argent, c’est vous le peuple, je ne demande rien à personne d’autre. Et je vais dénoncer jusqu’à la fin de ma vie, » a-t-il dit.
Il a aussi annoncé la création prochaine de son propre parti politique.
« Combien veulent que je reste dans l’opposition ? Je viens vous demander l’autorisation de créer mon parti politique. Là nous avons l’autorisation et la bénédiction de votre part (…). Le changement, c’est la volonté de la population, » a-t-il indiqué.
L’ancien gouverneur du Katanga a promis de rendre au peuple son argent en augmentant les salaires des travailleurs.
« Je n’ai peur de personne. Je ne crains que Dieu. L’argent du Congo, c’est pour tous les Congolais. Ce pays est béni, il est riche, mais quand tu vois les salaires des gens, c’est vraiment triste. On ne peut pas développer le pays si on n’améliore pas le salaire », a-t-il déclaré.
S’agissant du poste de porte-parole de l’opposition, Moïse Katumbi est monté au créneau en dénonçant l’hypocrisie de certains opposants.
« Au sujet de l’opposition, beaucoup de gens vous mentent. N’est-ce pas que nous avons des députés au Parlement ? Si tu dis que tu n’es pas de l’opposition, il faut retirer tes députés de l’Assemblée nationale. Je ne vous dis que la vérité, » a-t-il indiqué.
Et de de poursuivre:
« 2023, c’est encore loin. Mon travail dans l’opposition, c’est de sauver la population. Je n’ai pas 2023 en tête. Ce à quoi je pense, c’est vous ! Vos salaires doivent être améliorés, les routes, l’insécurité, etc. Nous ne sommes pas en campagne électorale ».
Et de conclure à ce sujet:
« Nous voulons une forte opposition. Celle qui va suivre l’application de la gratuité de l’enseignement, la sécurité, les routes, les tracasseries, la création de l’emploi, l’amélioration des salaires ».
S’agissant de la situation sécuritaire au Nord-Kivu et à l’Est du pays, Moïse Katumbi pense qu’il aurait installé l’état-major à Goma pour en finir avec ce problème.
« Je pense tous les jours à cette situation sécuritaire délicate ici au Nord-Kivu, et si j’étais au pouvoir j’aurais déjà dû y mettre un terme. J’aurais pu installer mon Quartier Général ici », a-t-il conclu.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
