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Nord-Kivu: « Autoriser les forces étrangères, c’est cautionner le plan de Balkanisation » ( Jean-Paul Ngahangondi, député)
Pour lui, autoriser les armées du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda sur le sol congolais afin de rétablir la paix, c’est cautionner la balkanisation du pays car « les conséquences de l’arrivée des soldats étrangers sont encore visibles en RDC ». Il cite, par exemple, la guerre de 6 jours à Kisangani qui a fait beaucoup de morts et de rescapés qui n’ont jamais été indemnisés par l’Ouganda et le Rwanda. Les armées de ces deux pays, rappelle-t-on, s’étaient battues sur le sol du Congo.
Cet élu du territoire de Beni pense que les FARDC sont capables de rétablir la paix à l’Est, mais à cause des pesanteurs politiques, elles n’y arrivent pas.
Jean-Paul Ngahangondi veut que les politiques n’interfèrent plus dans l’armée pour qu’elle joue correctement son rôle.
« Amener officiellement les armées étrangères peut avoir comme conséquence l’effectivité de la balkanisation de notre pays. Donc,le gouvernement congolais doit réfléchir plusieurs fois avant de prendre l’option très dangereuse comme celle-là parce que nous savons la souffrance que nous traversons dans notre province, surtout à cause de la présence des militaires étrangers sur notre sol. Nous continuons à subir jusqu’à présent les affres de leur présence. Oui, la paix à Beni et partout à l’Est, c’est le souhait de nous tous. Mais nous croyons encore à la capacité de notre armée. Cette dernière qui a réussi à défaire la rébellion du M23 et d’autres qui n’existent d’ailleurs plus. Ce qui se passe à Beni ne peut dépasser notre armée. Ce qui fait qu’elle n’arrive à rétablir la paix là-bas, c’est la politique. Que les politiques laissent notre armée faire son travail », a dit le député provincial Jean-Paul Ngahangondi.
Cet élu du territoire de Beni propose plutôt au gouvernement congolais de faire recours aux forces militaires de la SADC car, selon lui, le Rwanda, le Burundi ou encore l’Ouganda sont des pays qui complotent contre la RDC et n’ont jamais joué franc-jeu dans la pacification de l’Est du pays.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
